Villeroy : les responsables de la BCE se tiennent prêts à réagir si l’inflation tirée par l’énergie se propage plus largement aux prix

by VT Markets
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Mar 30, 2026
François Villeroy de Galhau, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE, l’instance qui décide des taux d’intérêt) et gouverneur de la Banque de France, s’est exprimé lundi sur la politique monétaire (la façon dont la BCE agit sur les taux pour influencer l’inflation et l’économie). Il a indiqué que les responsables sont prêts à agir si l’inflation liée à l’énergie se diffuse plus largement. Il a jugé prématuré d’évoquer le calendrier d’une hausse des taux d’intérêt (le coût du crédit), malgré la montée des anticipations de marché. Il a qualifié le choc énergétique lié à la guerre avec l’Iran d’inflationniste à court terme, tout en soulignant que la BCE ne peut pas empêcher la flambée initiale des prix.

Politique : ciblage des effets de second tour

Il a expliqué que la politique vise les « effets de second tour » (quand la hausse de l’énergie se propage aux salaires et aux autres prix) plutôt que la hausse directe du prix de l’énergie. Au moment de la publication, l’EUR/USD reculait de 0,14% à 1,1492 (taux de change euro/dollar). Avec le recul, ces commentaires du début 2025 ont influencé le marché. La question était de savoir si le choc énergétique lié à la guerre avec l’Iran allait entraîner des effets plus larges, de « second tour ». Il était déjà clair que la BCE ne pouvait pas stopper la hausse initiale des prix, mais qu’elle pouvait agir sur la suite. Ces effets de second tour se sont confirmés, ce qui explique la situation actuelle. La dernière estimation rapide d’Eurostat (première mesure publiée, avant les chiffres définitifs) montre que l’inflation globale (inflation totale) a ralenti par rapport à son pic de 2025, mais reste élevée à 2,9%, bien au-dessus de l’objectif. Cette résistance a conduit la BCE à porter le taux de la facilité de dépôt (le taux auquel les banques placent leur argent à la BCE, un taux directeur clé) à 4,25%, niveau inchangé depuis cinq mois. Les investisseurs doivent désormais arbitrer entre une inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) encore trop élevée et une croissance plus faible, les chiffres du PIB (produit intérieur brut, mesure de l’activité) du dernier trimestre ne montrant qu’une progression annualisée de 0,8% (rythme de croissance calculé comme si le trimestre se répétait sur un an). La BCE se retrouve dans une position délicate, ce qui accroît l’incertitude sur sa prochaine décision. Nous pensons donc que se préparer à davantage de volatilité (variations rapides et fortes des prix) est une stratégie centrale pour les prochaines semaines.

Stratégies sur la volatilité et les taux

Les investisseurs peuvent envisager d’utiliser des options (instruments donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour miser sur cette divergence, par exemple en achetant des « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, afin de profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur l’indice de volatilité de l’Euro Stoxx 50 (VSTOXX, indicateur des anticipations de volatilité). Cette approche gagne si le marché bouge fortement, que la BCE surprenne par un ton plus ferme (« hawkish », favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) ou au contraire plus accommodant (« dovish », favorable à des taux plus bas pour soutenir l’économie). Le coût de ces options reste raisonnable, ce qui rend le rapport rendement/risque plus intéressant. Sur les marchés de taux, les contrats à terme (futures, produits qui fixent aujourd’hui un prix pour une date future) intègrent près de 75 points de base (0,75 point de pourcentage) de baisses d’ici la fin de l’année, ce qui paraît élevé au regard des dernières données sur les salaires. Nous voyons un intérêt à se positionner sur un rythme de baisse plus lent que celui anticipé. Cela peut passer par l’utilisation de futures Euribor (contrats liés au taux Euribor, taux de référence des prêts en euros) pour parier contre les scénarios les plus accommodants, notamment sur les échéances du quatrième trimestre 2026. Le taux de change EUR/USD, désormais proche de 1,0750, ne s’est pas repris après l’échec du rebond lié aux propos plus fermes de l’an dernier. Même si la tendance paraît orientée à la baisse en raison d’un écart de croissance avec les États-Unis, le marché est déjà très vendeur d’euros (beaucoup de positions à la baisse). Nous recommandons d’utiliser des options d’achat peu chères, « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc moins probables mais moins coûteuses), comme couverture contre un durcissement de ton inattendu de la BCE, qui pourrait déclencher un rachat précipité des positions vendeuses (« short squeeze », hausse rapide due aux vendeurs à découvert forcés de racheter).

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