Données américaines et signaux d’inflation
L’indice ISM manufacturier (PMI, un indicateur basé sur des enquêtes auprès des entreprises) a légèrement reculé à 52,4 en février contre 52,6 en janvier, au-dessus du consensus à 51,8 et au-dessus du seuil de 50 (au-dessus de 50 = activité en hausse, en dessous de 50 = activité en baisse). L’indice des prix payés (mesure de la pression des coûts) a grimpé à 70,5 contre 59, tandis que l’indice de l’emploi est monté à 48,8 et est resté sous 50 (ce qui suggère un marché de l’emploi industriel en baisse). En Suisse, les ventes au détail réelles (ventes ajustées de l’inflation) ont reculé de 1,1% sur un an en janvier après une hausse révisée de 2,8% en décembre, contre des attentes de +2,7%. Le PMI SVME (indice des directeurs d’achat en Suisse, basé sur des enquêtes) est tombé à 47,4 en février contre 48,8 en janvier, sous les prévisions d’un retour vers 50. La paire a continué de monter car la force du dollar a dominé la demande de franc suisse. Les mouvements étaient liés aux flux géopolitiques (achats/ventes provoqués par l’actualité internationale) et aux dernières données sur l’industrie et l’inflation. Vu la hausse marquée de l’USD/CHF, portée par les tensions au Moyen-Orient et des données américaines solides, on peut s’attendre à un dollar plus fort. Le niveau élevé de l’indice des prix payés de l’ISM à 70,5 est un signal important d’une inflation qui reste présente. Cela renforce l’idée que la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) retardera d’éventuelles baisses de taux, ce qui soutient le dollar.Stratégie sur options et volatilité
Cela contraste avec la Suisse, où l’économie montre des signes de faiblesse. La baisse du PMI SVME à 47,4, en zone de contraction (donc sous 50), suggère que la Banque nationale suisse pourrait agir différemment de la Fed. L’inflation en Suisse a nettement ralenti: les derniers chiffres montrent une baisse à 1,2% sur un an, ce qui donne à la banque centrale une raison claire d’envisager une baisse des taux prochainement. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cet écart de politique monétaire est le thème des prochaines semaines. On peut envisager d’acheter des options d’achat (call: droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/CHF avec des échéances en avril ou mai 2026, en visant des prix d’exercice proches du niveau psychologique de 0,8000 (un niveau rond souvent surveillé). Cette approche permet de profiter d’une poursuite de la hausse tout en limitant le risque maximum (la perte est en général limitée à la prime payée). La situation géopolitique ajoute de la volatilité (variations rapides des prix), ce qui rend les options intéressantes. En 2025, on a vu des mouvements brusques des paires de devises lorsque l’appétit pour le risque mondial changeait. Vendre des options de vente très en dessous du prix actuel (puts « hors de la monnaie »: exercables seulement après une forte baisse) peut aussi être envisagé pour encaisser une prime, en pariant qu’une Fed stricte (hawkish: qui privilégie des taux élevés pour combattre l’inflation) et une économie suisse faible créeront un plancher pour la paire.
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