Signaux du marché du travail canadien
Les chiffres de l’emploi au Canada ont montré une hausse nette de 14,1k postes en mars, après une baisse de 83,9k le mois précédent, contre 15k attendus. Le taux de chômage est resté à 6,7%, sous l’attente de 6,8%. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa dernière réunion. Les décideurs surveillent les effets d’un choc d’inflation lié au pétrole (hausse rapide des prix provoquée par l’énergie). Aux États-Unis, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) a augmenté de 0,9% sur un mois en mars, après 0,3% précédemment. Sur un an, le CPI est monté à 3,3% contre 2,4%, conforme aux attentes, ce qui renforce l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) pourrait laisser ses taux inchangés. Des discussions américano-iraniennes sont prévues ce week-end au Pakistan. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a conditionné les discussions à un cessez-le-feu au Liban et à la restitution d’avoirs iraniens gelés (fonds bloqués à l’étranger), tandis que Donald Trump a déclaré que des navires de guerre américains se réapprovisionnent pour reprendre les frappes en cas d’échec.Divergence de politique monétaire et volatilité
En 2025, à la même période, la géopolitique alimentait les mouvements du USD/CAD, les marchés suivant les négociations entre Washington et Téhéran. Aujourd’hui, le 10 avril 2026, l’attention se porte surtout sur des trajectoires différentes entre la Banque du Canada et la Fed. Cette situation crée une incertitude davantage liée aux indicateurs économiques qu’aux tensions militaires. Le dernier CPI américain de mars 2026 s’est établi au-dessus des attentes, à 3,5% sur un an, ce qui renforce l’idée d’un report d’éventuelles baisses de taux de la Fed. Avec un marché du travail qui a aussi créé 275.000 emplois le mois dernier, certains opérateurs se tournent vers des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se protéger. Cela peut passer par l’achat d’options d’achat (« call », pari sur une hausse du dollar) ou par la vente d’options de vente (« put », pari sur un niveau plancher) sur USD/CAD, avec une couverture en liquidités (argent immobilisé pour pouvoir acheter en cas d’exercice). Au Canada, le tableau se dégrade. Le dernier rapport sur l’emploi de mars 2026 fait état d’une perte nette de 2.200 postes, et le taux de chômage a progressé à 6,1%, son plus haut niveau en plus de deux ans. Ces chiffres augmentent la probabilité d’une baisse de taux de la Banque du Canada avant la Fed, un écart de politique susceptible de soutenir durablement USD/CAD à la hausse. La volatilité implicite (niveau de variations anticipé par le marché, déduit des prix des options) sur les options USD/CAD est montée à 7,2% pour les contrats à trois mois, contre 6,5% il y a un mois. Cela suggère que le marché anticipe déjà des mouvements plus marqués autour des réunions de politique monétaire. Certains investisseurs privilégient des stratégies visant à profiter d’un grand mouvement quel qu’en soit le sens, comme le « straddle » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice).
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