Données européennes et réaction des marchés
En Allemagne, les commandes à l’industrie ont progressé de 0,9% en février après une chute de 11,1% en janvier, mais sont ressorties sous les attentes (+2%). Les prix à la production ont reculé (prix facturés par les industriels à la sortie d’usine) et les ventes au détail ont également baissé, conformément aux prévisions. Aux États-Unis, l’attention se portera ensuite sur le compte rendu (« minutes ») de la réunion de mars de la Réserve fédérale (Fed) et sur les interventions de Mary Daly et Christopher Waller. Ces éléments seront comparés à la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation (CPI, principale mesure de l’inflation payée par les ménages). Sur le plan technique, l’EUR/USD reste orienté à la hausse, avec un RSI en zone de surachat (indicateur de dynamique suggérant un mouvement trop rapide) et un MACD toujours en amélioration (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles). Une résistance se situe juste au-dessus de 1,1700, avec des niveaux vers 1,1740 puis 1,1825. Le support se situe autour de 1,1670, puis 1,1630–1,1640, tandis que 1,1525 est plus bas. Les « minutes » du FOMC (comité de la Fed qui décide des taux) sont publiées environ trois semaines après la décision, et les marchés surveillent aussi le partage des votes (répartition des voix) pour en déduire des indications sur l’évolution des taux.Retour sur l’an dernier
Nous nous souvenons de l’an dernier, à la même période en avril 2025, lorsque l’EUR/USD a brièvement touché 1,1700 après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran. Cette hausse était une réaction à un retour de l’optimisme sur les marchés, qui a entraîné une baisse marquée du dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). L’ensemble du mouvement venait d’un changement temporaire de l’appétit pour le risque. Aujourd’hui, le contexte est différent, avec la paire autour de 1,0850. Le retour des tensions dans le détroit d’Ormuz a effacé une grande partie de l’optimisme de l’an dernier, et le dollar a retrouvé son statut de valeur refuge. Cette hausse récente du dollar a été soutenue par des données de trafic maritime montrant une baisse de 15% des volumes passant par le détroit sur le seul dernier trimestre. Le facteur clé désormais, contrairement à 2025, est l’écart croissant entre la Fed et la Banque centrale européenne (BCE). Les dernières données de CPI aux États-Unis ont montré une inflation qui reste élevée à 3,1%, ce qui rend peu probables des baisses de taux rapides de la Fed. À l’inverse, avec une inflation en zone euro retombée à 2,3% et des commandes à l’industrie allemande de nouveau en baisse le mois dernier, la BCE laisse entendre que des baisses de taux sont possibles. Pour les investisseurs sur produits dérivés (instruments dont le prix dépend d’un actif, ici la paire EUR/USD), cela peut plaider pour l’achat d’options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le cours baisse) avec des prix d’exercice sous 1,0800, afin de se positionner sur une nouvelle baisse. La volatilité implicite (variation anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) sur ces options a atteint un plus haut de six mois, ce qui montre que le marché anticipe des mouvements plus importants dans les prochaines semaines. Cela peut offrir une opportunité de profiter d’un repli vers les plus bas de 2024. Comme l’an dernier, les « minutes » du FOMC restent surveillées. Nous suivrons la prochaine publication pour détecter toute formulation confirmant une politique de taux « élevés plus longtemps » (maintien de taux directeurs élevés sur une période prolongée). Une telle confirmation pourrait entraîner une nouvelle baisse de l’EUR/USD, rendant des options de vente avec des échéances proches (date d’expiration à court terme) plus intéressantes.
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