Pourquoi le yen s’est renforcé
L’élargissement du conflit au Moyen-Orient a accru l’inquiétude des marchés (nervosité des investisseurs), ce qui a soutenu le yen et a pesé sur la paire de devises (le taux EUR/JPY). Le mouvement a aussi suivi des propos de responsables japonais qui suggèrent une politique monétaire plus stricte. Le vice-gouverneur de la Banque du Japon, Ryozo Himino, a déclaré que la politique est « plutôt accommodante » (elle soutient encore l’économie, avec des taux bas), mais que la BoJ devrait relever modérément les taux si les prévisions de croissance et d’inflation se confirment. En Europe, la BCE est restée prudente à cause de l’« inflation perçue » par les consommateurs (ce que les ménages pensent que les prix font, même si les statistiques officielles diffèrent) et d’un possible effet des salaires sur les prix. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a dit que les efforts pour freiner l’inflation ont été « efficaces » et que la banque ne s’engage pas sur une trajectoire fixe des taux d’intérêt.Divergence des politiques des banques centrales
La Banque du Japon a confirmé son ton plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire plus disposé à monter les taux), en relevant enfin son taux directeur (taux de référence fixé par la banque centrale) à 0,25 % en janvier 2026. Avec l’inflation sous-jacente au Japon (IPC hors éléments très variables) qui reste au-dessus de 2,1 % sur un an, le marché anticipe (prix déjà) au moins une nouvelle hausse avant la fin de l’été. Cela correspond à un débouclage net du carry trade (stratégie consistant à emprunter dans une monnaie à faible taux et investir dans une monnaie à taux plus élevé), qui avait auparavant affaibli le yen. À l’inverse, la prudence de la Banque centrale européenne en 2025 s’est transformée en une position plus souple (« dovish », plus ouverte à baisser les taux) début 2026. Les derniers chiffres de l’indice PMI composite de la zone euro (enquête auprès des entreprises; sous 50 signifie contraction) ont reculé à 48,5, ce qui suggère un ralentissement de l’activité et augmente la pression sur la BCE pour envisager des baisses de taux. Cet écart de politique avec la BoJ est désormais le moteur principal de la paire. Compte tenu de cet écart, il peut être intéressant de se positionner pour une baisse supplémentaire de l’EUR/JPY au cours du prochain trimestre. Les traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) d’avril ou de juin avec des prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) sous 182,00. Cela permet un risque limité (perte maximale connue à l’avance) pour profiter d’une baisse attendue de la paire. La volatilité implicite (niveau de variation attendu, déduit du prix des options) reste sensible à toute nouvelle du Moyen-Orient, effet persistant du conflit de l’an dernier. Nous pensons que la volatilité à un mois est sous-évaluée, vu le risque de mouvements brusques vers l’aversion au risque (vente des actifs risqués au profit d’actifs plus sûrs). Acheter des straddles de courte échéance (achat simultané d’un call et d’un put au même strike, pour profiter d’un grand mouvement dans un sens ou l’autre) peut servir de couverture prudente contre une reprise soudaine des tensions. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.
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