Surprise baissière sur les stocks
Cette hausse inattendue de 3,081 millions de barils indique que l’offre (la quantité disponible) dépasse actuellement la demande (la consommation). Comme le marché attendait une augmentation bien plus faible, c’est un signal négatif pour les prix du brut à court terme. Cela exerce une pression à la baisse sur les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison plus tard) du WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain), avec un risque de repli vers la zone de support des 82 dollars (niveau de prix où les achats freinent souvent la baisse). Le calendrier de cette hausse est important. On entre dans la période où les raffineries augmentent généralement leur activité en vue de la saison estivale de conduite, ce qui, en principe, fait baisser les stocks de brut. Or, la dernière statistique montre un taux d’utilisation des raffineries autour de 89,1% (part des capacités réellement utilisées), ce qui suggère soit une demande faible pour les produits raffinés (essence, diesel), soit une prudence des raffineurs pour éviter une surproduction (produire trop par rapport à la demande). Ce scénario de demande modérée est cohérent avec les dernières données macroéconomiques : les créations d’emplois hors agriculture (indicateur de l’emploi américain) se sont établies à 195 000 la semaine dernière, sous le consensus de 215 000. Il semble que des taux d’intérêt élevés (coût du crédit) commencent à ralentir l’activité économique et, par ricochet, la consommation de carburants. Cela contraste avec la situation de marché tendue observée pendant une grande partie de 2025, lorsque les risques géopolitiques soutenaient les prix. Pour les prochaines semaines, on peut envisager de prendre ou renforcer des positions vendeuses via des contrats à terme (parier sur une baisse). L’achat d’options de vente (puts, droit de vendre à un prix fixé) sur le WTI, notamment avec un prix d’exercice (strike) sous 80 dollars, permet de profiter d’une baisse éventuelle avec un risque limité à la prime payée. La situation d’excès d’offre paraît plus marquée que prévu. Nous suivrons de très près le prochain rapport sur les stocks pour détecter un éventuel retournement. Par ailleurs, toute déclaration de l’OPEP+ (pays exportateurs et alliés) sur leurs quotas de production (volumes autorisés) sera déterminante. Tant qu’on ne voit pas une baisse nette des stocks ou une forte perturbation de l’offre, le biais reste orienté à la baisse.Points clés à surveiller
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