Risques d’approvisionnement et délai de transmission au marché
MUFG ajoute que même si le détroit d’Ormuz rouvrait totalement, le pétrole mettrait du temps à arriver sur les marchés. La banque évoque un délai estimé de 3 à 6 mois. La pétrochimie (produits chimiques fabriqués à partir du pétrole, utilisés notamment pour les plastiques) serait la plus touchée. Le commentaire cite trois contraintes pouvant peser sur la durée de la guerre : les munitions (stocks d’armes disponibles), les marchés (réaction des prix et du financement), et les élections de mi-mandat (scrutin aux États-Unis pouvant influencer la stratégie politique). MUFG souligne aussi l’incertitude sur l’ampleur d’une hausse des prix du pétrole par rapport aux niveaux actuels. L’écart important entre les attentes des parties au conflit rend un accord de paix étroit et peu probable. Les menaces autour du détroit d’Ormuz, qui fait transiter environ un cinquième du pétrole mondial, maintiennent les marchés de l’énergie sous tension. MUFG reste donc prudente sur les devises asiatiques et les actifs risqués régionaux dans les prochaines semaines.Couverture du risque sur les devises et les actions régionales
La hausse durable des prix de l’énergie pénalise directement les grands importateurs de pétrole en Asie, comme la Corée du Sud et l’Inde. Le won sud-coréen s’est déjà déprécié de plus de 4 % face au dollar ce trimestre, ce qui reflète cette pression économique. Selon MUFG, l’achat d’options de vente (« put options », instruments qui gagnent en valeur si un prix baisse) sur le won ou la roupie indienne constitue une couverture contre une nouvelle baisse des devises. La combinaison de coûts énergétiques élevés et de risque géopolitique pèse aussi sur les marchés d’actions régionaux. Même avec une résolution immédiate, il faudrait des mois pour normaliser les chaînes d’approvisionnement en pétrole et en produits pétrochimiques (logistique et flux entre producteurs, transporteurs et industriels), ce qui retarderait la reprise. Dans ce contexte, MUFG juge pertinent l’achat d’options de vente sur des indices comme le KOSPI 200, afin de se protéger contre une baisse du marché. L’incertitude pousse aussi la volatilité implicite à la hausse (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options). Elle peut se négocier via des dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole ou un indice). Étant donné le caractère binaire du conflit (issue pouvant faire bouger fortement les prix), des stratégies qui profitent de grands mouvements peuvent être envisagées, comme un « straddle » acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour profiter d’un mouvement fort dans un sens ou dans l’autre) sur de grands ETF énergie (fonds cotés répliquant un panier d’actifs).
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