Trajectoire de politique monétaire toujours incertaine
Il a répété que les décisions sur les taux d’intérêt ne sont pas fixées à l’avance et que la BCE reste « dépendante des données » (elle ajuste sa politique en fonction des statistiques publiées, comme l’inflation, la croissance et l’emploi). Il a aussi estimé que le conflit souligne l’importance stratégique de la transition verte en Europe (le passage vers une énergie moins carbonée) et a mis en garde contre tout ralentissement. Les propos de Rehn ont eu peu d’effet immédiat sur le marché des changes. L’EUR/USD (le taux de change euro/dollar) a progressé pour une septième séance consécutive, en hausse de 0,17% mardi, autour de 1,1780. Compte tenu des dégâts récents sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, une hausse de l’inflation totale est attendue cette année. Le Brent (référence du prix du pétrole) a été très instable, avec un pic au-dessus de 110 dollars le baril le mois dernier, et évolue désormais autour de 105. Dans ce contexte, des options d’achat (des contrats qui donnent le droit, et non l’obligation, d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur des contrats à terme (des contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard) liés à l’énergie permettent de se positionner face à de nouveaux chocs d’offre (baisse soudaine des volumes disponibles). Cela remet immédiatement la pression sur les prix au centre de l’attention, et cette tension pourrait durer plusieurs semaines. La Banque centrale européenne restera « dépendante des données », ce qui signifie que ses décisions de taux ne sont pas gravées dans le marbre. L’inflation en zone euro pour mars 2026 est déjà remontée à 2,9%, interrompant une tendance à la baisse, et le marché intègre désormais près de 70% de probabilité d’une hausse des taux d’ici juillet. Cela suggère d’envisager des options de vente (« puts », qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme de taux à court terme, afin de se couvrir (réduire le risque) contre une réaction plus ferme de la BCE qu’anticipé fin 2025.Stratégies de volatilité pour les traders
Cette incertitude sur les prix de l’énergie et la politique monétaire crée un terrain favorable à la volatilité (l’ampleur des variations de prix). Un schéma similaire a été observé en 2022, lorsque l’imprévisibilité des marchés de l’énergie a entraîné de fortes variations des prix des actifs. Acheter un « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou un « strangle » (même approche, mais avec des prix d’exercice différents) sur de grandes paires de devises ou des indices boursiers avant des publications clés sur l’inflation peut être rentable, quel que soit le sens de la rupture du marché. La vigueur de l’euro, désormais proche de 1,1780, indique que le marché estime que la BCE pourrait devoir durcir sa politique (remonter les taux ou maintenir des conditions plus strictes) davantage que la Réserve fédérale américaine (la banque centrale des États-Unis). Cette lecture est confortée par des données d’inflation plus faibles aux États-Unis. Dans ce cadre, des stratégies haussières à risque limité, comme un « call spread » sur l’EUR/USD (achat d’une option d’achat et vente d’une autre option d’achat à un niveau supérieur pour plafonner le coût et le gain), permettent de profiter de la dynamique tout en se protégeant d’un retournement. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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