Près de 5 100 $, l’or recule en Asie, les tensions au Moyen-Orient et un dollar plus ferme réduisant les espoirs de baisse des taux

by VT Markets
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Mar 4, 2026
L’or a chuté à environ 5 100 $ au début des échanges en Asie mercredi. La baisse s’explique par un regain de demande pour le dollar américain (la monnaie des États‑Unis) et par des attentes plus faibles de baisses de taux aux États‑Unis (une baisse de taux signifie des taux d’intérêt plus bas fixés par la banque centrale). La hausse des prix du pétrole a ravivé les craintes d’inflation (hausse générale des prix), poussant les marchés à réduire la probabilité d’une baisse des taux par la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États‑Unis). Le dollar américain a atteint un plus haut de trois mois, ce qui a rendu l’or coté en dollars plus cher pour les acheteurs qui paient avec d’autres monnaies.

Principales données à venir

L’indice ISM des services (PMI) des États‑Unis doit paraître plus tard mercredi. Cet indicateur mesure l’activité des entreprises de services; au‑dessus de 50, il signale une expansion, en dessous de 50, un ralentissement. Les marchés s’attendent surtout à des taux d’intérêt américains inchangés jusqu’à l’été. Le risque géopolitique au Moyen‑Orient pourrait limiter une nouvelle baisse de l’or. Un drone a touché l’enceinte du consulat américain à Dubaï, et des responsables américains ont indiqué que tout le personnel était sain et sauf, selon CNN. Les États‑Unis ont fermé des ambassades en Arabie saoudite, au Koweït et au Liban, et ont averti les Américains de quitter certains pays de la région. Israël a lancé une nouvelle opération terrestre dans le sud du Liban et a intensifié les frappes aériennes. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, d’une valeur d’environ 70 milliards de dollars, à leurs réserves en 2022, selon le World Gold Council. Il s’agit du plus haut niveau d’achats annuels depuis le début des relevés, la Chine, l’Inde et la Turquie ayant augmenté leurs réserves.

Conséquences pour le trading

La situation actuelle de l’or illustre un conflit classique: le prix est coincé entre deux forces. D’un côté, un dollar fort et la probabilité plus faible de baisses de taux de la Fed pèsent sur le métal. De l’autre, la montée des tensions au Moyen‑Orient soutient le prix. Il faut tenir compte du récent rapport CPI de février (indice des prix à la consommation, une mesure de l’inflation), ressorti plus élevé que prévu à 3,8%, ce qui renforce la prudence de la Fed. Résultat: les contrats à terme sur les taux de la Fed (Fed funds futures, des contrats qui reflètent les attentes du marché sur les taux à venir) n’intègrent plus qu’environ 25% de probabilité d’une baisse de taux lors de la réunion de juin, contre plus de 60% il y a un mois. Cette évolution rend, pour l’instant, la détention d’un actif sans rendement comme l’or moins intéressante (sans rendement signifie qu’il ne verse ni intérêt ni coupon). Cependant, le risque d’un élargissement du conflit au Moyen‑Orient ne peut pas être ignoré, car il pousse les investisseurs vers des actifs refuges (achat d’actifs jugés plus sûrs en période de crise). L’indice de volatilité de l’or du Cboe (un indicateur des variations attendues du prix de l’or) a bondi de 15% la semaine dernière, à son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2025. Cela indique que le marché prend en compte la possibilité de hausses rapides en cas d’escalade. Cet environnement rappelle la dynamique observée en 2022 lors du début du conflit en Ukraine. L’or a d’abord fortement monté grâce à la demande de valeur refuge, avant que le cycle de hausse agressive des taux par la Fed (augmentation rapide des taux d’intérêt) ne finisse par dominer et tirer les prix vers le bas. L’an dernier, on a vu un schéma proche fin 2025, quand des tensions régionales ont provoqué un pic bref, ensuite effacé lorsque la politique monétaire (la gestion des taux et de la liquidité par la banque centrale) est redevenue le principal moteur. Avec une incertitude élevée, des stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme l’or) qui profitent de la volatilité sont plus attractives, comme le straddle long ou le strangle (stratégies d’options visant à gagner si le prix bouge fortement, à la hausse ou à la baisse). Elles permettent de profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre sans devoir prévoir l’issue du bras de fer entre la Fed et la géopolitique. Pour les traders déjà acheteurs, l’achat d’options de vente (put, qui gagne si le prix baisse) sert de protection à moindre coût contre une baisse sous 5 100 $. La prochaine grande donnée à surveiller est l’ISM services. Un chiffre plus fort que prévu renforcerait probablement le dollar et ferait plus pression sur l’or, ce qui rendrait pertinentes des options de vente autour d’un prix d’exercice de 5 000 $ (prix d’exercice = niveau de prix auquel l’option permet d’acheter ou de vendre). À l’inverse, un chiffre faible pourrait relancer l’espoir de baisses de taux et déclencher une forte hausse, favorisant ceux positionnés via des options d’achat (call, qui gagne si le prix monte).

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