Tensions au Moyen-Orient et approvisionnement en pétrole
Les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran ont accru les tensions, suivies d’attaques iraniennes sur des installations énergétiques (sites de production, de stockage ou de transport d’énergie). Ces événements ont perturbé les flux (le transport) de pétrole et de gaz, et le détroit d’Hormuz (passage maritime clé) assure environ 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole et en GNL (gaz naturel liquéfié, du gaz refroidi pour être transporté par bateau). L’euro s’est légèrement replié avant la publication des ventes au détail de la zone euro pour janvier plus tard dans la journée. Les ventes annuelles sont attendues en hausse de 1,7% après 1,3%, tandis que le chiffre mensuel est vu à 0,3% après une baisse de 0,5%. Le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE (Banque centrale européenne, l’institution qui fixe la politique monétaire de la zone euro), François Villeroy de Galhau, a déclaré que la BCE surveille les marchés de l’énergie pendant la guerre. Il a indiqué que la durée du conflit influencera les prix et qu’il n’y a, pour l’instant, aucune raison de relever les taux d’intérêt (le coût de l’emprunt fixé en grande partie par la banque centrale). L’euro est utilisé par 20 pays de l’UE et représentait 31% des transactions mondiales sur le marché des changes (achat/vente de devises) en 2022, avec un volume moyen quotidien supérieur à 2,2 billions de dollars (2 200 milliards). L’EUR/USD représente environ 30% des échanges, suivi de l’EUR/JPY 4%, l’EUR/GBP 3% et l’EUR/AUD 2%.Comment la situation a changé depuis début 2025
En revenant sur l’analyse de début 2025, les tensions au Moyen-Orient faisaient monter le pétrole et affaiblissaient la paire EUR/CAD (le taux de change entre l’euro et le dollar canadien). Aujourd’hui, le contexte général reste similaire mais a évolué, la paire se négociant désormais bien plus bas, près de 1,4580. Cela tient moins à des chocs d’offre liés au conflit (baisse soudaine de l’offre) qu’à des prix de l’énergie durablement élevés, le WTI restant au-dessus de 82 $ le baril. L’écart de politique entre les banques centrales (différence de direction des taux) s’est nettement creusé depuis 2025, où la BCE restait stable. Avec une inflation en zone euro désormais juste sous l’objectif de 2%, les marchés anticipent une baisse des taux de la BCE d’ici avril. À l’inverse, la Banque du Canada maintient son taux à 3,5% grâce à une économie intérieure plus solide, ce qui soutient le dollar canadien. Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), l’environnement est devenu peu volatile (peu de variations de prix), à l’opposé de l’incertitude de début 2025. La volatilité implicite à trois mois (estimation par le marché de la volatilité future) de l’EUR/CAD est tombée vers 5,8%, son plus bas niveau depuis plus d’un an. Cela suggère que des stratégies qui vendent des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé), comme les strangles vendus (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente, avec des prix d’exercice différents) ou les spreads de crédit (stratégies d’options visant une prime nette reçue), peuvent profiter d’une baisse régulière et de l’érosion de la valeur temps (perte de valeur d’une option à mesure que l’échéance approche). Au lieu de se concentrer sur les ventes au détail en zone euro comme auparavant, les prochaines données de balance commerciale canadienne (différence entre exportations et importations) deviennent plus importantes. Avec des exportations d’énergie solides, un nouvel excédent (exportations supérieures aux importations) est attendu, ce qui renforcerait le CAD. En conséquence, des traders se positionnent pour une nouvelle baisse de l’EUR/CAD en achetant des options de vente (puts, droit de vendre) avec des prix d’exercice (niveau de prix fixé dans le contrat) sous 1,4500.
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