Données de la zone euro et réaction du marché
Le PMI composite HCOB de la zone euro a augmenté à 51,9 en février contre 51,3 en janvier. Le PMI des services HCOB de la zone euro est monté à 51,9 contre 51,6, signalant une croissance plus rapide qu’au début de l’année. La paire s’est affaiblie car le dollar américain est resté solide, les attentes de baisses de taux rapides par la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) diminuant. Les marchés anticipent désormais surtout des taux américains inchangés jusqu’à l’été. La hausse des prix de l’énergie, liée aux tensions au Moyen-Orient, a renforcé les craintes d’inflation (hausse durable des prix) et soutenu le dollar. La devise a aussi profité d’une demande de valeur refuge (achats d’actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude) alors que le conflit se poursuivait, ainsi que d’avertissements du président américain Donald Trump sur d’éventuels changements à la tête de l’Iran.Divergence de politique monétaire et implications de trading
L’an dernier, les données PMI HCOB de février 2025 pour la zone euro montraient une croissance modérée, avec un indice composite à 51,9. Les dernières données indiquent au contraire un PMI composite de la zone euro retombé à 50,5, signe d’une économie presque à l’arrêt. Avec une inflation en zone euro à 2,5 %, cette faiblesse renforce l’idée que la Banque centrale européenne (BCE, banque centrale de la zone euro) pourrait baisser ses taux plus tôt que la Fed. Début 2025, le marché réduisait déjà les paris sur des baisses de taux de la Fed, sur fond de hausse des prix de l’énergie et de craintes d’inflation. Même si l’inflation américaine a depuis ralenti à 2,8 %, elle reste au-dessus de l’objectif de 2 % de la Fed. Cette inflation persistante soutient le dollar, car la Fed reste prudente sur l’assouplissement de sa politique (réduire les taux pour faciliter le crédit). Cette divergence croissante entre une BCE accommodante (plus encline à baisser les taux) et une Fed plus prudente suggère une pression baissière continue sur l’EUR/USD. Les traders peuvent envisager des stratégies qui profitent de cette tendance, comme l’achat d’options put (contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisés pour se couvrir ou parier sur une baisse). La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) a aussi reculé par rapport aux pics observés au plus fort du conflit au Moyen-Orient en 2025, ce qui rend ces stratégies moins coûteuses. Le risque principal reste l’instabilité géopolitique, qui influence les prix de l’énergie et les flux vers les valeurs refuges. Une forte escalade des tensions mondiales pourrait faire grimper brutalement le pétrole, comme fin 2024, et perturber les prévisions des banques centrales. Cela renforcerait probablement le dollar via la demande de valeur refuge, accélérant la baisse de l’EUR/USD.
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