Le risque géopolitique pèse sur les marchés
Le conflit au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois et a fait grimper les prix de l’énergie, ce qui augmente le risque d’inflation (hausse générale des prix). Cela renforce l’idée que les banques centrales (par exemple la Réserve fédérale américaine, la Fed) pourraient maintenir une politique monétaire plus restrictive plus longtemps, c’est-à-dire des taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation. Le compte rendu (minutes) de la réunion de mars de la Réserve fédérale montre que la banque centrale conserve une approche d’attente, tout en notant que les risques deviennent plus équilibrés. Les investisseurs suivront de près l’indice des prix à la consommation (CPI, principal indicateur de l’inflation aux États-Unis) de mars, attendu vendredi. Les prix du pétrole ont légèrement progressé sur fond de craintes d’offre, après que des médias iraniens ont évoqué une pause du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz à la suite de nouvelles frappes israéliennes au Liban. Mercredi, le Dow Jones a pris 2,85%, le S&P 500 2,51% et le Nasdaq 100 2,8% après l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.Se positionner face à la volatilité
Le contexte conforte le scénario de taux « plus élevés plus longtemps », car la hausse des coûts de l’énergie entretient les pressions inflationnistes. Avec le dernier indice des prix à la consommation de février montrant une inflation toujours élevée à 3,5%, un CPI de mars supérieur aux attentes demain repousserait probablement les anticipations de baisse des taux de la Fed. On peut se positionner via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme un taux, un indice ou une matière première) qui misent contre une baisse des taux cet été, alors que la probabilité implicite d’une baisse en juillet est déjà tombée d’environ 70% à moins de 50% ce mois-ci.
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