Perspectives des banques centrales et trajectoire des taux
Nordea prévoyait, dans son scénario d’avant cessez-le-feu, quatre hausses de 25 points de base des taux de la Banque centrale européenne (BCE) à partir de juin. (Un point de base correspond à 0,01 point de pourcentage ; 25 points de base = 0,25 point.) La banque a ensuite souligné des risques baissiers pour ce scénario, tout en évoquant des tensions persistantes sur les prix. La baisse de l’EUR/JPY pourrait être limitée si le yen reste faible en raison des craintes de « stagflation » (croissance faible combinée à une inflation élevée) liées à la hausse des prix du pétrole. Le renchérissement de l’énergie a aussi renforcé les attentes d’une hausse de taux à court terme de la Banque du Japon (BoJ), avant sa décision du 28 avril. Le « Sakura Report » indique que les membres du conseil ont mis en balance le risque d’une inflation plus élevée et celui d’un ralentissement de la croissance après la réunion des directeurs d’agences du 6 avril. Les neuf régions ont toutes jugé que leurs économies « se redressaient modérément », « s’amélioraient » ou « s’amélioraient modérément ».Choc énergétique : stratégies de couverture
L’impact immédiat concernera les prix de l’énergie, ce qui met en avant un intérêt pour les dérivés sur le pétrole. (Un dérivé est un instrument financier dont la valeur dépend d’un actif, ici le pétrole.) Environ un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, ce qui alimente les craintes de perturbations d’offre. Dans ce contexte, certains investisseurs se positionnent via des options d’achat (« call options », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur les contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter/vendre à une date future) sur le Brent, en visant un mouvement au-delà de 100 dollars le baril. Sur l’EUR/JPY, la lecture reste délicate car les deux devises sont pénalisées. L’euro souffre d’un climat d’aversion au risque (les investisseurs réduisent l’exposition aux actifs jugés risqués), tandis que le yen est fragilisé par le statut du Japon comme grand importateur d’énergie. Ces forces opposées rendent la paire plus difficile à anticiper ; les options peuvent alors servir à se protéger ou à viser une large variation de prix plutôt qu’un scénario directionnel unique. (Une option est un contrat qui donne un droit, pas une obligation, d’acheter ou de vendre.) Il faut aussi surveiller une possible divergence de politique monétaire (écart de stratégie entre banques centrales). La BCE pourrait ralentir le rythme des hausses de taux pour limiter le choc sur l’économie, alors que la BoJ pourrait être poussée à resserrer sa politique pour combattre une inflation importée (hausse des prix due au renchérissement des importations). À moyen terme, cela pourrait peser sur l’EUR/JPY. Enfin, le risque sur la croissance européenne augmente en raison de la dépendance énergétique de la région. Dans ce contexte, certains gérants cherchent à couvrir leurs portefeuilles contre une baisse des marchés via des options de vente (« put options », droit de vendre à un prix fixé) sur de grands indices européens comme l’Euro Stoxx 50. (Une couverture vise à réduire les pertes potentielles en cas de scénario défavorable.)
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