Facteurs derrière la hausse précédente
Le cross avait progressé, le dollar australien se renforçant grâce à une amélioration de l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués) après l’annonce par le président américain Donald Trump d’une pause de deux semaines des opérations militaires contre l’Iran. Le plan comprend un « cessez-le-feu à double sens » lié à la réouverture par l’Iran du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole). Un cessez-le-feu peut influencer les anticipations d’inflation (ce que les marchés attendent pour la hausse future des prix) et réduire la pression sur la Banque de réserve d’Australie (RBA) pour relever davantage ses taux. Les marchés avaient intégré (anticipé dans les prix) une hausse de taux vers 4,35% lors de la réunion de mai, en partie à cause du renchérissement de l’énergie après la fermeture du détroit. La RBNZ tient sept réunions de politique monétaire (décisions sur les taux et les conditions de crédit) par an et fixe l’OCR à chaque décision. Des taux plus élevés soutiennent généralement le NZD, tandis que des taux plus bas le pénalisent, et des points presse suivent souvent les annonces.Ce que nous surveillons maintenant
Le principal moteur est désormais l’écart de trajectoire d’inflation entre les deux pays. L’inflation trimestrielle australienne du T1 2026 est restée élevée à 3,8%, tandis que celle de la Nouvelle-Zélande a davantage ralenti à 3,1%. Cela suggère que la RBA a davantage de raisons de conserver un ton restrictif (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) que la RBNZ. Contrairement au répit temporaire lié au cessez-le-feu États-Unis–Iran observé en 2025, les marchés de l’énergie sont aujourd’hui influencés par des réductions durables de production de l’OPEP+ (alliance de pays exportateurs menée par l’OPEP et des partenaires comme la Russie). Ces réductions soutiennent les prix du pétrole, ce qui entretient une inflation plus persistante en Australie. La RBA a donc moins de marge pour envisager un assouplissement (baisse des taux). Dans ce contexte, l’écart de taux (différence de taux d’intérêt entre les deux pays) devrait évoluer en faveur du dollar australien dans les prochaines semaines. Nous estimons que les opérateurs de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change) peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call options — droit d’acheter à un prix donné) sur AUD/NZD, avec des échéances en juin ou juillet 2026. Cette stratégie permet de viser une hausse potentielle tout en plafonnant le risque maximal à la prime payée. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options) est modérée, ce qui signifie que les primes d’options ne sont pas excessives. Cela peut offrir un point d’entrée intéressant pour se positionner à l’achat avant que les trajectoires des banques centrales ne divergent plus nettement. Les investisseurs peuvent structurer ces positions pour profiter d’une hausse graduelle du taux de change. À court terme, l’attention portera sur les prochaines données d’inflation australiennes (CPI — indice des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation) et sur les minutes de la RBA (compte rendu détaillé de la réunion) afin de confirmer ce biais restrictif. Toute donnée montrant des tensions persistantes sur les prix en Australie pourrait déclencher une nouvelle hausse de l’AUD/NZD.
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