Patterson et Manthey (ING) estiment que le pétrole recule sur l’espoir d’un cessez-le-feu, tandis que les perturbations à Ormuz resserrent les conditions d’offre

by VT Markets
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Apr 16, 2026
Les cours du pétrole reculent légèrement, les échanges intégrant une possible prolongation de deux semaines du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la reprise de discussions de paix. Dans le même temps, l’offre « physique » (barils réellement disponibles et livrables) se resserre, car les flux de pétrole via le détroit d’Ormuz n’ont pas redémarré. En tenant compte des déroutements via oléoducs et des mouvements limités de navires-citernes, environ 13 Mb/j (millions de barils par jour) d’offre auraient été perturbés. Le maintien des conditions de blocus américaines pourrait accentuer ces perturbations. Un écart s’est creusé entre les prix « papier » et les prix « physiques » : le Brent daté a évolué autour de 117 $/baril, tandis que le contrat à terme (futures) Brent du premier mois a clôturé un peu sous 95 $/baril. Le principal risque haussier cité est l’échec des discussions de paix entre Washington et Téhéran. Avec des acheteurs qui se reportent sur des barils américains, le marché intérieur américain devrait se tendre (moins d’offre disponible), tandis que la perturbation au Moyen-Orient se poursuit. Toutefois, l’activité de forage aux États-Unis a très peu évolué depuis le début du conflit. Les prévisions de l’EIA (agence américaine d’information sur l’énergie) suggèrent peu de changement de la production de brut américaine cette année. Une hausse du forage ne se traduirait de façon visible dans la production qu’à l’horizon 2027. Le marché montre un net décalage entre les contrats à terme et la réalité de l’offre. Le Brent daté (prix au comptant, pour livraison proche) s’échange avec une prime de plus de 20 $ par rapport au contrat à terme du premier mois. Cet écart, appelé « spread » (différence de prix entre deux références), signale une tension extrême sur l’offre immédiate. Cette divergence suggère que les futures intègrent un accord de paix encore incertain. Le marché physique se resserre en raison des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz, qui auraient retiré environ 13 Mb/j du marché. Le dernier rapport de l’AIE (agence internationale de l’énergie) confirme ce contexte : les stocks mondiaux de brut (réserves stockées) ont reculé de 2,1 millions de barils par jour la semaine dernière, la plus forte baisse de l’année. Pourtant, le Brent à un mois reste sous 100 $ le baril, porté par l’espoir d’une prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. La réaction attendue de l’offre américaine ne s’est pas matérialisée, ajoutant une pression haussière. Le décompte Baker Hughes des plateformes de forage (nombre d’installations actives, indicateur avancé de l’investissement) publié vendredi dernier n’a montré qu’un gain net de trois plateformes pétrolières, signe que les producteurs hésitent à accélérer le forage. Ce manque d’investissement implique qu’une hausse significative de la production américaine ne se ferait sentir qu’à partir de 2027, laissant le marché exposé à des chocs d’offre d’ici la fin de l’année.

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