Reprise limitée du transit à Hormuz
Ils notent qu’un transit limité a repris dans le détroit d’Hormuz. Cela peut réduire le risque que les marchés intègrent le scénario le plus extrême de perturbation, ce qui plaide pour une ouverture plus faible mais sans vente paniquée. Si le conflit dure et que les prix du pétrole restent élevés sans flamber, ils anticipent un retour au premier plan des écarts de « termes de l’échange » (le rapport entre les prix des exportations et ceux des importations, qui avantage en général les pays exportateurs de matières premières). Ils préfèrent le dollar australien (AUD) à l’euro (EUR) et restent prudents sur les devises asiatiques importatrices de pétrole, dont le KRW, l’INR, le THB et le PHP. Avec la récente hausse du Brent (prix de référence du pétrole) au‑dessus de 95 dollars le baril et l’indice du dollar (US Dollar Index, mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) au‑delà de 106,5, beaucoup de devises asiatiques pourraient ouvrir en repli. Dans ce contexte géopolitique, la demande défensive de dollar se renforce. OCBC y voit une répétition des dynamiques observées lors des tensions au Moyen‑Orient en 2025. L’an dernier, les devises plus volatiles de pays importateurs nets de pétrole, comme le won coréen et le baht thaïlandais, avaient nettement sous‑performé lorsque les prix du pétrole étaient restés durablement élevés. La forte dépendance de la Corée du Sud aux importations d’énergie avait, par exemple, poussé le won au‑delà de 1 380 pour un dollar. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (*puts*, instruments qui prennent de la valeur si la devise baisse) sur le KRW, le THB et l’INR afin de se couvrir (réduire le risque) contre une nouvelle baisse dans les prochaines semaines.Préférence pour l’AUD face à l’EUR
À l’inverse, OCBC privilégie les devises de pays exportateurs d’énergie comme le dollar australien, qui profite de la hausse des matières premières, surtout face à des zones importatrices d’énergie comme la zone euro. L’excédent commercial de l’Australie (exportations supérieures aux importations) a dépassé les attentes le mois dernier, en s’élargissant à 12 milliards de dollars australiens grâce à de fortes exportations de GNL (gaz naturel liquéfié) et de charbon. Cela conforte l’idée de stratégies telles que les *call spreads* (achat d’une option d’achat et vente d’une autre à un niveau plus élevé, pour viser une hausse avec un coût limité) sur AUD/EUR, en pariant sur un écart de performance plus marqué. Le yuan chinois et le dollar de Singapour devraient mieux tenir dans cet environnement, comme en 2025. Le cadre monétaire de Singapour (politique de change gérée par l’autorité monétaire) et le régime de change encadré de la Chine (taux de change fortement piloté) amortissent ce type de choc externe. Ce ne sont pas, selon eux, des devises à vendre à découvert (parier sur la baisse) à ce stade. Le point central est que les prix du pétrole semblent plutôt se maintenir à un niveau élevé que s’emballer, car les grandes routes maritimes restent ouvertes, malgré des coûts d’assurance plus élevés. Cela plaide pour une baisse progressive plutôt qu’une panique de marché, rendant les options de plus longue maturité (échéances plus lointaines) plus adaptées que des paris à très court terme.
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