Banques centrales asiatiques et calendrier des décisions
MUFG a indiqué que les banques centrales en Asie ne relèveraient peut-être pas les taux uniquement à cause de ce risque, mais qu’une inflation liée au pétrole moins favorable et l’incertitude pourraient décaler le calendrier des décisions. Elle précise que des baisses de taux pourraient être retardées aux Philippines et en Indonésie, et que la probabilité de baisses pourrait diminuer en Inde et en Corée du Sud. MUFG a ajouté que les courbes des contrats à terme de change (FX forward curves, c’est-à-dire les taux de change fixés à l’avance selon différentes échéances) pourraient devenir plus pentues sur certains marchés asiatiques, à cause d’une hausse de la prime de risque (le « surcoût » exigé pour compenser un risque plus élevé). Elle a aussi indiqué que le JPY (yen japonais) pourrait mieux se comporter à court terme, tandis que l’AUD (dollar australien) pourrait faire moins bien. Avec les contrats à terme sur le Brent (Brent crude futures, prix du pétrole fixé pour une livraison future) qui dépassent désormais 95 dollars le baril en raison du retour du risque géopolitique, une hausse durable mettra sous pression les monnaies asiatiques. La région est dominée par des importateurs nets de pétrole, ce qui dégrade directement leur balance commerciale (la différence entre exportations et importations). Cela s’est déjà produit, mais la fragilité actuelle des marchés rend la situation plus difficile. Nous pensons que les traders doivent s’attendre à une faiblesse du won sud-coréen, de la roupie indienne et du peso philippin. L’inflation de février en Corée du Sud est ressortie élevée à 3,2 %, et l’Inde lutte encore contre une inflation au-dessus de 5 %, ce qui rend leurs économies très sensibles à la hausse des coûts de l’énergie. Ces monnaies sont les plus vulnérables en raison de leur forte dépendance aux importations de pétrole et, pour le won, de sa forte sensibilité au risque (« high-beta », c’est-à-dire qu’il bouge davantage que le marché quand le sentiment de risque change).Résistance relative du CNH et du MYR
À l’inverse, le yuan chinois et le ringgit malaisien devraient mieux résister dans la région. La Malaisie exporte plus d’énergie qu’elle n’en importe (exportateur net) et profite directement de la hausse du brut, comme le montrent les bons résultats de Petronas l’an dernier. L’accès continu de la Chine à du pétrole russe vendu à prix réduit offre un amortisseur important, qui protège son économie d’une partie du choc mondial des prix. Pour les produits dérivés (derivatives, instruments financiers dont la valeur dépend d’un autre actif), nous attendons une accentuation de la pente des courbes des contrats à terme de change, surtout pour l’INR et le KRW. Cela reflète la hausse du coût de couverture (hedging, se protéger contre un mouvement défavorable) et l’augmentation de la prime de risque intégrée par le marché. Les traders doivent s’attendre à une volatilité plus forte (variations plus rapides et plus grandes) et à des écarts achat-vente plus larges (bid-ask spreads, différence entre le prix d’achat et le prix de vente). Créez votre compte VT Markets et commencez à trader maintenant.
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