Choc pétrolier et réaction des devises
Le Brent (pétrole de référence en Europe) s’échangeait juste au-dessus de 100 dollars le baril, tandis que l’EUR/USD est passé sous 1,17. La volatilité implicite EUR/USD (niveau de fluctuations attendu par le marché, déduit des prix des options) est restée relativement faible, les investisseurs anticipant une désescalade. Avec un calendrier économique léger, les titres en provenance d’Iran devraient continuer d’orienter les marchés. Mardi, l’attention se portera sur la présidente de la BCE, Christine Lagarde, avant la décision de politique monétaire du 30 avril. L’EUR/USD est resté au-dessus de la zone 1,1630 et la tendance de fond est décrite comme positive. Le RSI (indice de force relative, indicateur qui mesure l’élan du marché) se situait autour du milieu des 50, et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) est resté proche de la ligne zéro. Les résistances étaient situées à 1,1725–1,1735, puis 1,1825, et vers 1,1930. Les supports se situaient à 1,1670, 1,1630–1,1640, ainsi qu’un support de tendance haussière vers 1,1590.Hier et aujourd’hui
À l’époque, en 2025, les tensions dans le détroit d’Ormuz avaient propulsé le pétrole au-delà de 100 dollars le baril. L’euro avait étonnamment bien résisté face au dollar, autour de 1,17, malgré la fuite vers les valeurs refuges (mouvements des investisseurs vers les actifs jugés plus sûrs en période de stress). Cette période a montré que le risque géopolitique ne fait pas toujours plonger l’euro lorsque le marché espère une résolution rapide. Aujourd’hui, au 13 avril 2026, la situation est différente. Avec un Brent plus calme autour de 87 dollars le baril et une trêve fragile au Moyen-Orient, la prime géopolitique (surcroît de prix lié au risque de conflit) a en grande partie disparu. L’EUR/USD s’échange désormais bien plus bas, près de 1,0850, davantage sous l’effet de la divergence de politique monétaire (écart entre les orientations des banques centrales) que du conflit. La volatilité implicite était un indicateur clé à l’époque, et elle l’est toujours. Alors qu’elle était jugée faible en avril 2025, le risque de fond restait élevé ; aujourd’hui, l’indice CBOE EuroCurrency Volatility Index (mesure de volatilité attendue sur l’euro) se situe proche d’un plus bas pluriannuel à 6,2, signe d’un marché réellement calme. Cela rend l’achat d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) relativement peu coûteux pour se positionner contre une surprise. L’an dernier, le marché scrutait Christine Lagarde pour des indices sur la gestion d’un choc d’inflation lié au pétrole. Désormais, l’attention se concentre sur l’écart entre la BCE et la Réserve fédérale (banque centrale américaine), la BCE signalant un cycle de baisses de taux plus marqué. Cette pression fondamentale (facteurs économiques de base comme les taux) limite les rebonds de l’euro, à l’inverse de la résistance observée en 2025. Compte tenu de la faible volatilité et d’un biais fondamental baissier, vendre des spreads de calls hors de la monnaie sur l’EUR/USD (stratégie d’options consistant à vendre un call et en acheter un autre à un prix plus élevé, avec des strikes au-dessus du cours actuel) peut être une approche efficace. Cela permet d’encaisser une prime (montant perçu à la vente d’options) en pariant que la paire ne montera pas nettement, à l’opposé de la tendance haussière du début 2025. Le niveau de 1,1000, qui servait de support fin 2025, apparaît désormais comme une résistance majeure pour les prochaines semaines.
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