Les cours de l’or peinent à retrouver de l’élan, alors que le retour de droits de douane et de nouvelles attaques États-Unis–Iran renforcent l’impulsion inflationniste. Les marchés n’anticipent désormais la prochaine hausse de taux de la Réserve fédérale qu’au plus tôt début 2027, ce qui maintient la pression sur le métal et limite tout rebond.
Les Commodity Trading Advisors (CTA) voient l’or se rapprocher d’un déclencheur de vente immédiat autour de 4 470 $/oz, un niveau susceptible de plafonner toute tentative de reprise. En cas de marché stable ou orienté à la baisse, le positionnement des CTA devrait devenir plus négatif, ce qui laisse entrevoir de nouvelles ventes potentielles. Cet article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.
L’inflation et la politique des banques centrales limitent le potentiel haussier de l’or
Nous constatons que l’environnement inflationniste actuel impose un plafond solide au rebond de l’or. Le dernier rapport sur l’IPC (CPI) de mai a montré une inflation sous-jacente inchangée à un niveau tenace de 3,8 %, confirmant que les tensions sur les prix ne se dissipent pas aussi vite qu’espéré. Dans ce contexte, il devient très difficile pour l’or d’attirer de nouveaux acheteurs.
En conséquence, le marché envisage désormais sérieusement une Réserve fédérale plus « faucon ». L’outil CME FedWatch indique une probabilité de 65 % d’au moins une hausse de taux d’ici mars 2027, un revirement marqué des anticipations. Des taux d’intérêt plus élevés rendent la détention d’un actif sans rendement comme l’or moins attractive pour les investisseurs.
Géopolitique, déclencheurs techniques et positionnement des traders
La persistance des risques géopolitiques complique l’équation, créant une dynamique inhabituelle pour l’or. Les droits de douane de 15 % proposés par le président Trump sur l’électronique, ainsi que l’incident de drones survenu la semaine dernière entre les États-Unis et l’Iran dans le Golfe, alimentent les craintes inflationnistes. Habituellement favorable à l’or, ce facteur est ici éclipsé par la perspective de taux plus élevés pour combattre cette même inflation.
Du point de vue des flux de trading, nous surveillons le niveau de 4 470 dollars l’once avec une extrême prudence, tandis que l’or évolue autour de 4 485 dollars. Il s’agit d’un seuil clé pour les fonds systématiques suiveurs de tendance, ou CTA, qui pourrait déclencher une vague de ventes automatisées en cas de franchissement à la baisse. Les intervenants sur dérivés noteront que la volatilité implicite progresse, l’indice GVZ grimpant à 18,5.
Au vu de cette configuration, nous estimons que les traders devraient envisager de se positionner en vue d’un repli potentiel dans les semaines à venir. Acheter des options de vente (puts) ou mettre en place des spreads baissiers (bear put spreads) sur les échéances d’août offre une stratégie à risque défini pour tirer parti d’une cassure sous le niveau clé des CTA. Vendre des calls hors de la monnaie pour encaisser une prime paraît également judicieux au regard de la forte résistance qui plafonne toute tentative de rallye.
Cette structure de marché rappelle la fin des années 1970, lorsque l’envolée de l’inflation avait d’abord dopé l’or avant qu’il ne soit finalement brisé par le cycle agressif de relèvement des taux de la Réserve fédérale. Même si les circonstances diffèrent, c’est un rappel historique de la capacité d’une politique monétaire puissante à supplanter les dynamiques traditionnelles de valeur refuge. Nous devons rester focalisés sur le risque que la Fed soit contrainte d’agir de manière décisive.