L’attention se tourne vers les chiffres d’inflation aux États-Unis
Le marché se concentre désormais sur l’indice des prix à la production (PPI, un indicateur qui mesure l’évolution des prix facturés par les entreprises) de mars, après les chiffres des prix à la consommation publiés vendredi. Si le PPI est conforme aux attentes, cela pourrait renforcer l’idée d’une hausse des taux de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) afin de freiner l’inflation. Plus tôt mardi, les statistiques d’inflation en Allemagne et en Espagne ont montré l’impact de la guerre en Iran. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, doit s’exprimer plus tard mardi lors d’une réunion du FMI (Fonds monétaire international). Sur le plan technique, le MACD en graphique 4 heures (un indicateur qui compare deux moyennes mobiles des prix pour juger de la dynamique) affiche un histogramme positif qui s’élargit, tandis que le RSI (indice de force relative, qui indique si un marché est en “surachat”, donc possiblement trop monté) est entré en zone de surachat. Une résistance est située à 1,1825, puis vers 1,1930. Les supports se trouvent à 1,1720-1,1730, puis à 1,1650 et 1,1610.Aujourd’hui, la configuration est différente
Aujourd’hui, le contexte est très différent, ce qui doit orienter la stratégie des prochaines semaines. Les dernières données montrent un net ralentissement de l’inflation américaine à 2,8% en mars 2026, tandis que la Réserve fédérale maintient ses taux inchangés depuis six mois, avec un taux directeur (le taux principal fixé par la banque centrale) à 5,75%. Le taux de chômage aux États-Unis est aussi légèrement remonté à 4,1%, ce qui suggère que l’économie ralentit après le cycle de hausses de taux de l’an dernier. Comme la Fed et la BCE signalent désormais une pause prolongée, nous anticipons une période de volatilité plus faible et une évolution en range sur EUR/USD (des cours qui oscillent dans une fourchette, sans tendance marquée). Dans ce contexte, les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise) peuvent envisager des stratégies qui profitent d’un marché stable. Par exemple : vendre un strangle en dehors de la monnaie (vendre simultanément une option d’achat et une option de vente avec des prix d’exercice éloignés, pour encaisser une prime si le marché reste calme) ou mettre en place un iron condor (stratégie d’options combinant quatre positions, visant à gagner si le prix reste dans une zone définie). Les conditions d’un mouvement directionnel violent observées l’an dernier ne semblent pas réunies. Le principal risque pour ce scénario serait un changement de communication prospective (“forward guidance”, c’est-à-dire les indications données par les banques centrales sur la trajectoire future de leur politique), notamment sur le calendrier d’éventuelles baisses de taux plus tard cette année. Nous suivrons de près les prochains chiffres du marché du travail pour détecter de nouveaux signes de faiblesse. Un chiffre de l’emploi nettement plus faible que prévu pourrait relancer les anticipations de baisse de taux et ramener les opérateurs directionnels, rendant des options de vente (“puts”, qui gagnent de la valeur si le marché baisse) à longue échéance, achetées à faible coût, pertinentes comme couverture de portefeuille (protection contre une baisse).
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