Les dépenses des consommateurs accélèrent
La hausse de l’Indice Redbook à 6,7 % indique que les dépenses des consommateurs ne tiennent pas seulement bon : elles accélèrent. Cette vigueur continue met la pression sur la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis), car cela rend plus difficile de justifier une baisse des taux d’intérêt à court terme (le “prix” des emprunts). On s’attend désormais davantage à un statu quo lors de la réunion d’avril de la Fed, tandis que les marchés à terme (contrats qui reflètent les attentes sur les prix futurs, ici les taux) réduisent rapidement la probabilité d’une baisse avant le troisième trimestre. Ce regain de crainte d’inflation (hausse générale des prix) suggère aux traders d’envisager des positions baissières (parier sur une baisse des prix) sur les produits liés aux taux d’intérêt (instruments financiers dont la valeur dépend des taux). On a déjà vu les rendements (taux de rémunération) de l’obligation du Trésor américain à 10 ans remonter vers 4,5 % ce mois-ci, un niveau plus observé depuis la fin de l’an dernier. Acheter des options de vente (“puts”, contrats qui augmentent de valeur si le prix baisse) sur des ETF obligataires de longue durée (fonds cotés en Bourse investis dans des obligations à échéance lointaine, donc plus sensibles aux hausses de taux) ou vendre à découvert (parier à la baisse) des contrats à terme sur les Treasuries (obligations d’État américaines) peut être une façon directe de miser sur des taux élevés plus longtemps. Pour les actions, cela crée un marché divisé. Des dépenses des consommateurs fortes sont positives pour les actions de la distribution et de la consommation discrétionnaire (achats non essentiels), ce qui soutient l’idée d’acheter des options d’achat (“calls”, contrats qui gagnent si le prix monte) sur des ETF sectoriels (fonds cotés concentrés sur un secteur). Cela concorde avec le dernier rapport sur l’emploi du début mars, qui a montré une vigueur inattendue dans les services (activités comme la restauration, la santé, les transports), avec plus de 250 000 emplois créés. En revanche, la perspective de taux durablement élevés est un frein pour les secteurs de croissance et la technologie, sensibles au coût du financement (emprunter devient plus cher). Par le passé, on a observé un schéma similaire fin 2025, lorsque des données économiques solides ont repoussé le changement de direction de la Fed (“pivot”, passage d’une politique restrictive à une politique plus souple), entraînant une nette sous-performance (résultats inférieurs au marché) des valeurs technologiques. Cela plaide pour une approche prudente, voire des options de vente de protection (puts utilisés comme assurance) sur les segments du marché sensibles aux taux.La force du dollar au centre de l’attention
Sur le marché des devises, une Fed plus stricte (“hawkish”, c’est-à-dire prête à maintenir des taux hauts pour combattre l’inflation) est favorable au dollar américain. L’Indice du dollar (DXY, panier qui compare le dollar à plusieurs grandes devises) a déjà dépassé 105 cette semaine, en réaction à l’écart de taux d’intérêt qui se creuse avec l’Europe, où les données récentes sont plus faibles. Des positions longues (parier sur une hausse) sur le dollar face à des devises dont les banques centrales sont plus accommodantes (“dovish”, plus enclines à baisser les taux) semblent de plus en plus intéressantes dans les prochaines semaines.
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