L’indice d’optimisme économique RealClearMarkets/TIPP aux États-Unis s’est inscrit en deçà des prévisions en juin. L’indicateur principal ressort à 42,5, contre un consensus à 44,5, signalant un sentiment plus faible que ce que le marché avait intégré.
Alors que l’indice manque l’estimation médiane, la lecture de juin suggère des conditions de confiance plus molles que le niveau anticipé. Cette publication offre un instantané mensuel de l’optimisme économique et indique que la dynamique a été moins favorable que ne l’avaient projeté les prévisionnistes.
Montée du pessimisme des consommateurs et implications pour les actions
En juin, l’indice d’optimisme économique recule à 42,5, en deçà des attentes, ce qui traduit une montée du pessimisme chez les ménages. Nous y voyons un signal d’alerte clair pour les dépenses de consommation à venir, principal moteur de l’économie américaine. Cela plaide, selon nous, pour un positionnement en vue d’une hausse de la volatilité de marché et d’un possible ralentissement économique dans les prochaines semaines.
Dans ce contexte de repli de la confiance, nous privilégions des stratégies baissières sur les indices actions américains. Nous envisageons l’achat d’options de vente (puts) sur le S&P 500 via l’ETF SPY, afin de se couvrir contre un repli potentiel ou d’en tirer profit. Il s’agit d’une mise en œuvre directe de l’idée que si les consommateurs sont inquiets, les bénéfices des sociétés exposées à la consommation pourraient en pâtir.
Nous mettons cette faiblesse des ménages en regard des derniers chiffres d’inflation, qui montrent que l’indice des prix à la consommation (IPC) sous-jacent reste sur un rythme annualisé de 3,1%, au-dessus de l’objectif de la Réserve fédérale. Toutefois, avec un taux de chômage récemment remonté à 4,0%, les craintes d’un ralentissement de la croissance deviennent plus pressantes pour le marché. Historiquement, des replis marqués similaires de la confiance des consommateurs, comme ceux observés avant les phases de baisse de 2008 et 2020, ont souvent précédé des corrections boursières.
Taux d’intérêt, devises et positionnement «valeurs refuges»
Ces chiffres faibles rendent très improbable une posture agressive de la Réserve fédérale en matière de politique monétaire. Nous estimons que le marché intégrera un biais plus accommodant, accroissant la probabilité d’une baisse des taux avant la fin de l’année. Cela nous conduit à privilégier des positions longues sur les contrats à terme des bons du Trésor à deux et dix ans.
Une Fed moins offensive pèse généralement sur le dollar américain. Nous anticipons un affaiblissement du Dollar Index (DXY) à mesure que les opérateurs escomptent des taux futurs plus bas. En conséquence, nous regardons des stratégies susceptibles d’en bénéficier, comme l’achat d’options d’achat (calls) sur l’euro (EUR/USD).
Avec une incertitude économique en hausse et un dollar potentiellement plus faible, les actifs refuges gagnent en attrait. Nous envisageons d’accroître l’exposition à l’or, probablement via des options d’achat sur l’ETF GLD. Cette position sert de couverture à la fois contre un éventuel ralentissement économique et contre une baisse de la valeur du dollar.