Le Beige Book de la Fed indique une croissance contrastée
Aux États-Unis, le Beige Book (rapport périodique de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, basé sur des retours de terrain) publié avant la réunion du FOMC (comité de la Fed qui décide des taux d’intérêt) du 18 mars décrit une croissance contrastée à faible, avec un ton similaire pour le marché du travail (emploi, embauches, salaires). Il note aussi que certaines entreprises pourraient répercuter sur les consommateurs le coût des tarifs douaniers (taxes sur les importations), tout en doutant de la capacité des ménages à faibles revenus à supporter des prix plus élevés. L’attention porte aussi sur le crédit privé américain (prêts accordés hors des marchés boursiers, souvent par des fonds), notamment sur la pression des demandes de remboursement dans les business development companies (BDC, sociétés d’investissement qui financent surtout des petites et moyennes entreprises et s’adressent souvent à des clients fortunés). Les BDC investissent en général dans des PME (petites et moyennes entreprises). Certaines grandes BDC liées à Blue Owl et Blackstone connaissent de fortes demandes de remboursement. Le marché surveille si ces demandes augmentent, si des limites ou des suspensions sont imposées, et si des actifs peu liquides (difficiles à vendre rapidement sans forte baisse de prix) devraient être vendus pour payer les retraits. Dans ce contexte incertain, nous pensons que le dollar continue d’être soutenu comme valeur refuge (actif recherché quand le risque augmente). Les risques géopolitiques au Moyen-Orient persistent et les prix européens du gaz naturel ont bondi de plus de 15% le mois dernier, ce qui renforce un mode « évitement du risque » (les investisseurs réduisent les placements risqués). Les traders sur dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) peuvent envisager des stratégies profitant d’un dollar fort, comme acheter des options d’achat sur le DXY (droit d’acheter à un prix fixé) visant le niveau 106.Risque de liquidité dans le crédit privé
Nous surveillons aussi de près les signes de tension sur le marché américain du crédit privé, qui a dépassé 1 700 milliards de dollars. Les inquiétudes augmentent sur les demandes de remboursement des investisseurs dans de grandes business development companies (BDC). Par exemple, certains fonds BDC très connus ont reçu des demandes de retrait supérieures à leurs limites trimestrielles annoncées pendant plusieurs trimestres d’affilée. La situation crée un risque réel d’incident de liquidité (moment où un acteur manque d’argent disponible) si les BDC sont forcées de vendre des prêts peu liquides pour honorer ces demandes. Un tel choc de crédit (problème important lié aux prêts et au risque de défaut) alimenterait probablement une fuite plus marquée vers la sécurité, ce qui renforcerait encore le dollar. Les traders peuvent réduire ce risque en achetant des options de vente sur des ETF (fonds cotés en bourse, panier d’actifs) exposés aux banques régionales ou à la dette à haut rendement (obligations plus risquées qui offrent en général un taux plus élevé). La combinaison de ces facteurs augmente la nervosité du marché, comme le montre l’indice VIX (indice de volatilité implicite, une mesure des attentes de variations du marché) qui est passé de 14 à plus de 18 récemment. Ce contexte de hausse de la volatilité implicite (volatilité attendue intégrée dans le prix des options) rend attractives des stratégies comme les straddles ou strangles acheteurs (achat d’options d’achat et de vente, ou à des prix d’exercice différents, pour gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) sur les grands indices boursiers. Ces positions profiteraient d’un mouvement important du marché dans l’une ou l’autre direction, ce qui semble de plus en plus probable.
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