La balance commerciale de la Suisse s’est resserrée à 3 098 millions de CHF en avril, contre 3 177 millions de CHF le mois précédent. Cette dernière publication traduit un excédent plus faible des échanges de biens du pays sur la période.
La variation mensuelle implique que l’excédent s’est contracté de 79 millions de CHF entre mars et avril. Cette donnée s’inscrit dans le suivi récent de la position commerciale extérieure de la Suisse et alimentera les analyses des dynamiques d’exportations et d’importations du mois.
Excédent commercial suisse et perspectives de change
On observe un léger recul de l’excédent commercial suisse en avril, à 3 098 millions de CHF. Cela signifie que l’écart entre ce que le pays vend à l’étranger et ce qu’il achète s’est réduit. Cela pourrait constituer un premier signal d’un changement de la demande mondiale pour les biens suisses, ou d’un renforcement de la consommation intérieure.
Cette publication conforte notre scénario selon lequel le franc suisse (CHF) pourrait subir une pression baissière face à l’euro. Avec une inflation en zone euro récemment remontée à 2,5 %, la Banque centrale européenne dispose de moins de marge pour réduire ses taux, ce qui rend l’euro relativement plus attrayant. Nous envisagerions d’utiliser des options pour se positionner en faveur d’un EUR/CHF plus élevé dans les prochaines semaines.
Implications pour les actions suisses et la politique monétaire
Pour le Swiss Market Index (SMI), les implications sont contrastées, ce qui plaide pour une stratégie axée sur la volatilité. Des exportations plus faibles pourraient peser sur le sentiment à l’égard de poids lourds comme Roche et Novartis, mais un franc en baisse rendrait in fine leurs produits moins chers et plus compétitifs à l’échelle mondiale. Cette lecture contradictoire pourrait accroître la nervosité du marché, rendant attractives des stratégies telles que l’achat de straddles sur le SMI.
Historiquement, la Banque nationale suisse a activement cherché à éviter une appréciation excessive de la monnaie afin de protéger une économie portée par les exportations. Cette statistique commerciale récente, combinée à une inflation suisse actuellement stable autour de 1,4 %, laisse peu de raisons à la BNS d’envisager un resserrement de la politique monétaire. Nous anticipons donc que les dérivés de taux continueront d’intégrer des taux stables à légèrement plus bas pour le reste de l’année.