Les ventes de logements neufs aux États-Unis ont progressé en mai et ont dépassé la prévision de marché de 0,64 million. Le chiffre publié s’est établi à 580 millions, selon le communiqué.
Cette statistique traduit une performance mensuelle meilleure que prévu par rapport au consensus, même si les chiffres de tête mettent aussi en évidence une forte incohérence d’échelle entre une prévision exprimée en millions et un réalisé annoncé à un niveau comparable. Les marchés surveilleront d’éventuelles révisions ou clarifications dans les prochaines mises à jour afin de dissiper cette divergence.
Ralentissement du marché immobilier et ses causes
Les données de ventes de logements neufs de mai ont affiché un net décrochage, à 580 000 contre une prévision de 640 000. Cela signale un ralentissement marqué du marché immobilier, tendance que nous attribuons à des taux hypothécaires restés élevés. Pour mémoire, le taux moyen des crédits immobiliers à taux fixe sur 30 ans se maintient au-dessus de 6,5 %, ce qui pèse fortement sur l’accessibilité financière et la demande.
Positionnement de marché et implications économiques
Nous estimons que cette faiblesse crée une opportunité directe pour se positionner à la baisse sur le secteur de la construction résidentielle. Nous envisageons l’achat d’options de vente (puts) sur l’ETF iShares U.S. Home Construction (ITB) ainsi que sur des constructeurs individuels ayant récemment montré des signes de faiblesse boursière. Les échéances de juillet et d’août offrent une fenêtre intéressante pour tirer parti d’un nouvel essoufflement du sentiment immobilier et de l’activité de construction.
Historiquement, un repli de l’immobilier joue souvent le rôle d’indicateur avancé d’un ralentissement économique plus large, affectant tout, des emplois dans la construction aux dépenses des ménages en meubles et électroménager. La dernière fois que les ventes de logements neufs ont autant déçu les attentes pendant plusieurs mois consécutifs remonte à fin 2022, avant une phase de faiblesse des marchés. Cette statistique décevante accroît la pression sur la Réserve fédérale afin qu’elle envisage des baisses de taux plus tôt qu’anticipé, afin de soutenir l’économie.
Les signaux contradictoires entre ralentissement économique et lutte de la Fed contre l’inflation devraient, selon nous, alimenter la volatilité. Nous voyons de la valeur dans un positionnement face à cette incertitude via des options profitant d’amplitudes de variation plus marquées sur le S&P 500. Par ailleurs, nous suivons de près les contrats à terme sur taux, le marché devant intégrer plus agressivement la probabilité d’un pivot de la Fed avant la fin de l’année.