Les données de l’Energy Information Administration (EIA) américaine pour la semaine close le 19 juin montrent que les stocks de pétrole brut ont reculé de 6,088 millions de barils. À titre de comparaison, le consensus de marché tablait sur une baisse de 5,1 millions de barils.
Cette diminution plus marquée que prévu suggère un équilibre du brut plus tendu sur la période. Cette publication apporte un nouvel élément d’appréciation sur les conditions de l’offre et de la demande à court terme sur le marché pétrolier américain.
Réaction du marché et indicateurs de demande
Nous considérons la baisse des stocks de brut, supérieure aux attentes, comme un signal clairement haussier pour le marché. Cela indique que la demande dépasse l’offre davantage que ce qu’avaient intégré les analystes dans leurs scénarios. Cela conforte notre opinion d’un marché physique en voie de resserrement à l’approche de juillet.
Ces données sur les stocks s’inscrivent dans les projections d’une saison estivale de conduite robuste, qui, historiquement, soutient la consommation de carburants de juin à août. De fait, les dernières prévisions de l’AAA pour le week-end férié du 4 juillet anticipent des volumes de déplacements supérieurs de 3,5% à ceux de l’an passé, ce qui pointe vers une demande d’essence durablement élevée. Cette vigueur saisonnière devrait constituer un plancher solide pour les prix du brut.
Contraintes d’offre et stratégie d’investissement
Du côté de l’offre, nous relevons que le groupe OPEP+ a récemment réaffirmé son engagement à maintenir les quotas de production en vigueur jusqu’au troisième trimestre. S’y ajoutent des perturbations modestes mais persistantes de la production nigériane, qui auraient retranché environ 150.000 barils par jour du marché mondial ce mois-ci. Ces éléments limitent la probabilité d’un quelconque relâchement de l’offre à court terme.
Dans ce contexte, nous nous positionnons en faveur d’une poursuite de la hausse et considérons les replis comme des opportunités d’achat. Nous envisageons de renforcer des positions longues sur des contrats à terme WTI à échéance août et septembre. L’achat d’options d’achat (calls) paraît également attractif, la volatilité implicite demeurant modérée à 28%, ce qui suggère que les options ne sont pas encore excessivement chères malgré le biais haussier.