Les prix de l’or aux Philippines sont restés globalement stables mardi, selon les données de FXStreet. L’or s’échangeait à 8 568,02 PHP le gramme, contre 8 572,26 PHP lundi, tandis que le prix du tola s’est légèrement replié à 99 935,69 PHP, contre 99 985,10 PHP. Le tableau de référence de FXStreet situe également l’or à 85 680,19 PHP pour 10 grammes et à 266 492,30 PHP l’once troy.
Ces chiffres sont obtenus en convertissant les prix internationaux en valeur locale à l’aide du taux USD/PHP et d’unités de mesure standard, avec des mises à jour quotidiennes effectuées à l’heure de publication ; les cotations locales peuvent varier. Par ailleurs, le World Gold Council indique que les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars, à leurs réserves en 2022. L’or est couramment décrit comme évoluant en corrélation inverse avec le dollar américain et les emprunts du Trésor américain, et il est coté en dollars via le XAU/USD, ce qui le rend sensible aux variations du billet vert et des taux d’intérêt.
Consolidation du marché et demande des banques centrales
Nous interprétons la stabilité actuelle des prix de l’or comme une phase de consolidation avant le prochain mouvement significatif. Le marché digère les dernières données d’inflation aux États-Unis, ressorties légèrement au-dessus des attentes à 3,1 % pour mai 2026, ce qui entretient l’incertitude sur la prochaine décision de la Réserve fédérale en matière de taux. Cette hésitation maintient les cours dans une fourchette étroite.
Un solide plancher est apporté au marché par les achats persistants des banques centrales, qui, selon nous, ont conservé le rythme record observé les années précédentes. Les dernières données du World Gold Council confirment que les marchés émergents ont ajouté 200 tonnes supplémentaires au premier trimestre 2026, assurant une demande sous-jacente régulière. Cette dynamique suggère, selon nous, que tout repli marqué des prix serait probablement accueilli par de solides achats institutionnels.
Force du dollar, stratégies de volatilité et signaux de politique monétaire
Le principal vent contraire pour l’or demeure la vigueur du dollar américain, qui entretient une relation inverse avec le métal précieux. Comme l’or ne procure pas de rendement, toute tonalité plus restrictive (hawkish) de la Réserve fédérale, repoussant les baisses de taux anticipées, tend à soutenir le dollar et à plafonner le potentiel de hausse de l’or. Nous voyons dans ce mécanisme la raison principale pour laquelle l’or n’a pas encore inscrit de nouveaux sommets.
Pour les intervenants sur produits dérivés, cela plaide pour une approche axée sur la volatilité. La volatilité implicite des options sur l’or est actuellement faible, l’indice de volatilité du Gold ETF du CBOE (GVZ) évoluant autour de 14,5, nettement en dessous de sa moyenne historique. Cela rend des stratégies comme les straddles ou les strangles — qui tirent profit d’un mouvement de prix important dans un sens comme dans l’autre — relativement peu coûteuses à mettre en place.
Historiquement, de telles phases de compression des prix après un rallye majeur, comme celui observé en 2024-2025, se dénouent souvent à la faveur d’un signal clair de politique monétaire. Nous suivons donc de près les prochains comptes rendus (minutes) de la réunion de la Réserve fédérale, à la recherche de tout changement de tonalité. Toute surprise dans cette publication sera probablement le catalyseur susceptible de faire sortir l’or de sa zone d’évolution actuelle.