L’attention se tourne vers les résultats
L’attention se déplace vers les résultats d’entreprises, notamment BP, dont le cours a effacé une partie de ses gains malgré une mise à jour d’activité favorable. BP a fait état d’un premier trimestre « exceptionnel » pour son négoce de pétrole (activité d’achat et de vente visant à profiter des écarts de prix), d’une production pétrole et gaz stable d’un trimestre sur l’autre, et a indiqué qu’il publiera ses résultats en fin de mois. L’action BP gagne 33% depuis le début de l’année, mais a reculé mardi, alors que le brut passait sous 100 dollars le baril. Certains négociants en matières premières ont accusé des pertes au début du conflit, tandis que d’autres ont profité de la hausse des prix sur le marché physique (prix réels des cargaisons, par opposition aux contrats financiers), en négociant des cargaisons et des navires-citernes. Le S&P 500 est revenu à ses niveaux d’avant-guerre, et le Nasdaq a retrouvé ses niveaux de début février. Oracle a bondi de 12% lundi et a été la meilleure performance du S&P 500. L’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) est tombé à son plus bas depuis début mars, tandis que les marchés surveillaient les résultats des banques américaines, dont ceux de JP Morgan au premier trimestre. L’inflation en Allemagne et en Espagne a augmenté comme prévu, et l’attention s’est portée sur les réunions de printemps du FMI (Fonds monétaire international) et sur les interventions de banquiers centraux, dont celle de la présidente de la BCE, Christine Lagarde.Enseignements des précédents rebonds liés aux conflits
Avec l’indice de volatilité du CBOE (VIX, indicateur de la nervosité du marché actions américain) autour de 18, le marché anticipe des variations de prix encore marquées dans l’énergie. Cela peut rendre pertinents des stratégies d’options dites « straddle » ou « strangle » sur des ETF énergie (fonds cotés répliquant un indice), afin de se positionner sur une forte variation des prix sans parier sur une direction précise : – un **straddle** consiste à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice ; – un **strangle** consiste à acheter une option d’achat et une option de vente avec des prix d’exercice différents, souvent moins coûteux mais demandant un mouvement plus important. Les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une action ou un indice) peuvent interpréter des primes élevées sur les options de vente (« puts », qui gagnent en valeur si le marché baisse) comme un signal pour couvrir un portefeuille exposé à la hausse, ou pour vendre des options d’achat couvertes (« covered calls » : vendre des options d’achat sur des titres déjà détenus) afin de générer un revenu si le marché évolue surtout latéralement. Les valeurs liées à l’IA (intelligence artificielle) semblent chères, avec des ratios cours/bénéfices (price-to-earnings, comparaison entre le prix de l’action et les bénéfices par action) au-delà de 60 pour plusieurs leaders. Dans ce contexte, une stratégie de « collar » sur des indices technologiques comme le Nasdaq 100 peut protéger les gains tout en limitant le potentiel de hausse : elle combine l’achat d’un put (protection à la baisse) et la vente d’un call (plafond à la hausse) pour réduire le coût de la couverture. L’indice du dollar avait nettement reculé lorsque l’appétit pour le risque s’était amélioré. Aujourd’hui, l’inflation américaine qui persiste (3,1% au dernier pointage) soutient le dollar. Les investisseurs suivront de près les interventions des banques centrales : tout signal d’écart de politique monétaire avec la Fed (Réserve fédérale, banque centrale américaine) peut provoquer de forts mouvements sur les options de change, notamment sur l’EUR/USD.
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