Changement de climat
Les inquiétudes se sont renforcées après la poursuite d’attaques d’Israël visant des Houthis soutenus par l’Iran au Liban. Selon Reuters, les Forces de défense israéliennes ont tué Ali Yusuf Harshi, présenté comme le secrétaire particulier et le neveu du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem. Le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Qalibaf, a accusé les États-Unis d’avoir violé le premier point d’une proposition en 10 points dans un message publié sur X (réseau social, anciennement Twitter). Ce point appelait à « un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et dans d’autres régions, avec effet immédiat ». Les États-Unis et l’Iran ont indiqué qu’ils enverraient des équipes au Pakistan pour un premier cycle de discussions sur le plan de paix en 10 points. Au Royaume-Uni, les investisseurs recherchaient de nouveaux indices sur la Banque d’Angleterre (BoE), car des anticipations d’inflation en évolution peuvent modifier les paris sur les taux (attentes du marché sur la hausse ou la baisse des taux).Écart de politique monétaire
Avec la désescalade, les prix de l’énergie se sont stabilisés et l’inflation britannique est revenue vers l’objectif, à 2,4% en mars 2026. L’attention se porte désormais sur des baisses de taux de la BoE. Les marchés anticipent au moins deux baisses d’ici la fin de l’année. La livre s’est donc nettement affaiblie par rapport aux sommets de 2025, autour de 1,2550. À l’inverse, l’économie américaine reste solide. Le dernier rapport sur l’emploi (Non-Farm Payrolls, statistique mensuelle des créations d’emplois hors agriculture) pour mars 2026 a fait état de 275 000 emplois créés, au-dessus des attentes. Cette dynamique donne à la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) peu de raisons de baisser vite ses taux, ce qui soutient le dollar. Cet écart de politique monétaire est un moteur important pour les stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) dans les prochaines semaines. Dans ce contexte, vendre les hausses de la livre via des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) ou prendre des positions baissières sur des contrats à terme GBP/USD (futures, accords standardisés d’achat/vente à terme) paraît cohérent. L’indice VIX (baromètre de la nervosité du marché actions américain) évolue autour de 15, un niveau relativement calme, ce qui indique que les options ne sont pas particulièrement chères pour se positionner sur une poursuite de la baisse de la livre face au dollar.
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