Marché pétrolier et réévaluation du risque géopolitique
Avec un baril de West Texas Intermediate (WTI, une qualité de pétrole brut de référence aux États-Unis) repassé sous 90 dollars, il ne s’agit pas d’un simple décrochage, mais d’une réévaluation durable du risque géopolitique. La réouverture du détroit d’Ormuz — par où transite environ 20% du pétrole mondial — supprime un goulot d’étranglement majeur de l’offre (un point de passage dont le blocage réduit les volumes disponibles). Il faut donc se préparer à des prix du pétrole durablement sous pression. Le retour potentiel du pétrole iranien sur le marché est le facteur clé côté offre. Historiquement, l’Iran a montré qu’il pouvait augmenter sa production de plus d’un million de barils par jour en quelques mois lorsque les sanctions sont assouplies, comme après l’accord nucléaire de 2015. Ces volumes supplémentaires devraient limiter toute hausse marquée des cours du brut au cours du prochain trimestre.Stratégie sur les produits dérivés et perspectives pour les actions
Pour la stratégie sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole), cela pointe vers une forte baisse de la volatilité implicite (volatilité « attendue » par le marché, déduite des prix des options). L’indice CBOE de volatilité du pétrole (OVX, baromètre de la volatilité attendue sur le brut) — gonflé par le conflit — serait probablement retombé sous 30, et pourrait reculer davantage. La stratégie consiste à vendre des options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme sur le brut (futures, contrats d’achat/vente à une date future) et sur des ETF liés au pétrole (fonds cotés en Bourse répliquant un indice) afin de profiter à la fois de la baisse des prix et du recul de la volatilité. Cette évolution soutient le marché actions dans son ensemble, car la baisse du pétrole agit comme une réduction de coûts pour les ménages et les entreprises. Les secteurs du transport sont particulièrement favorisés : des données récentes indiquent que le carburant peut représenter jusqu’à 30% de leurs coûts d’exploitation. La stratégie privilégiée consiste à acheter des options d’achat sur des compagnies aériennes et des groupes de transport maritime, leurs marges (écart entre recettes et coûts) devant nettement s’améliorer. En parallèle, l’indice VIX — principal indicateur de la nervosité du marché actions américain, calculé à partir des options sur le S&P 500 — devrait s’effriter. Une désescalade au Moyen-Orient réduit une grande incertitude mondiale, ce qui tend à calmer les actions. La stratégie vise un été de faible volatilité en vendant des options d’achat sur le VIX très éloignées du cours (out of the money, options qui n’auraient pas d’intérêt à être exercées aux niveaux actuels), avec échéance en juillet et août.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets