Moteurs de l’inflation et signaux de politique monétaire
Le gouverneur de la NBP a indiqué que l’inflation à court terme dépendra des prix de l’énergie, notamment du pétrole et du gaz naturel, ainsi que des décisions nationales en matière de taxes et de réglementation, dont les droits d’accise (taxe spécifique sur certains produits) et la TVA sur les carburants. Le Conseil devrait aussi surveiller comment la hausse du coût des carburants se transmet aux autres prix (effet de « répercussion » des coûts). La politique monétaire à venir devrait dépendre des prix des matières premières, de la géopolitique, de la politique budgétaire (dépenses et recettes publiques), des règles encadrant les prix des carburants, de l’évolution du PIB (valeur totale de la production de l’économie) et de la dynamique des salaires. Dans le scénario central d’ING, le programme de baisse des prix des carburants (CPN) serait prolongé jusqu’à fin juillet. L’inflation moyenne annuelle atteindrait alors 3,2 %, contre environ 2 % avant la guerre dans le golfe Persique et 2,3 % dans la projection de mars de la NBP. Dans ce cadre, les taux pourraient rester inchangés au moins jusqu’à fin 2026, avec une faible probabilité de hausse.Implications de marché pour les taux et la volatilité
Le principal défi est une inflation « collante », c’est-à-dire plus persistante que prévu en 2025. Alors que la prévision annuelle de l’an dernier était de 3,2 %, les données récentes de l’institut statistique polonais pour mars 2026 montrent une inflation globale (« headline », indicateur total incluant énergie et alimentation) de 3,5 % sur un an. Cela maintient la banque centrale dans une posture d’attente, car la répercussion des coûts de l’énergie et des salaires reste une préoccupation majeure. Une demande intérieure solide, alimentée par un marché du travail tendu, avec un chômage bas à 3,1 %, soutient la progression des salaires et les pressions sous-jacentes sur les prix (tensions inflationnistes de fond). Si le Brent (référence mondiale du pétrole) s’est stabilisé autour de 88 dollars le baril, après les pics observés lors du conflit de 2025 dans le golfe Persique, le risque de fortes variations des prix de l’énergie (volatilité) demeure. L’ensemble plaide pour une poursuite du statu quo de la NBP pendant l’été. Pour les opérateurs de marché, cela signifie que le début de la courbe des taux du zloty polonais (échéances courtes des taux) devrait rester stable. Nous anticipons que les Forward Rate Agreements (FRA, contrats fixant à l’avance un taux d’intérêt futur sur une période donnée) sur les deux prochains trimestres continueront d’intégrer l’absence de changement par rapport au niveau actuel de 3,75 %. Dans ce contexte, les stratégies visant à générer un revenu lorsque les taux bougent peu devraient être privilégiées, plutôt que des paris sur une baisse ou une hausse des taux. Cependant, les options sur swaps de taux d’intérêt polonais (options donnant le droit, mais pas l’obligation, d’entrer dans un swap — échange de paiements à taux fixe contre taux variable) pourraient sous-estimer le risque d’un durcissement (« hawkish », orientation plus stricte contre l’inflation) plus tard dans l’année si l’inflation ne ralentit pas comme attendu. Étant donné l’attention de la NBP à la dynamique des salaires et à la politique budgétaire, toute surprise à la hausse dans ces données pourrait rapidement modifier le récit de marché. Se positionner pour une possible remontée — aujourd’hui peu probable — de la volatilité des taux pourrait donc constituer une couverture (protection) de long terme. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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