Risques géopolitiques et marchés pétroliers
La banque signale une hausse des risques géopolitiques autour du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial). Elle estime que l’impact d’un pétrole plus cher reste incertain et que l’incertitude liée aux droits de douane (taxes sur les importations) continue de peser sur le commerce mondial. Elle pointe l’incertitude budgétaire au Brésil en année électorale. Elle note que l’activité industrielle montre les premiers signes de reprise, que le marché du travail reste solide, et que le résultat budgétaire de février a été négatif. Elle indique que les espoirs de désescalade ont reculé après un discours présidentiel américain. Elle rapporte une promesse de réduire progressivement les opérations en Iran, accompagnée de nouvelles menaces, d’une réponse iranienne et d’une hausse des prix du pétrole.Stratégie de positionnement sur l’USD/BRL
Nous considérons la récente vigueur du réal comme une opportunité temporaire. Avec un USD/BRL proche de 5,15, cela peut constituer un point d’entrée intéressant pour se positionner en vue d’un affaiblissement du réal. Cela plaide pour des options d’achat (« call options », produits dérivés donnant le droit—et non l’obligation—d’acheter à un prix fixé) à échéance longue sur l’USD/BRL afin de profiter d’un mouvement attendu vers 5,55 plus tard cette année. L’écart de taux d’intérêt, bien que toujours élevé, soutient de moins en moins le réal. La banque centrale du Brésil baisse le taux Selic (taux directeur de référence de l’économie brésilienne), désormais à 10,50% selon sa réunion de mars 2026, tandis que la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale des États-Unis) maintient ses taux à 5,25%. Cette tendance de resserrement de l’écart devrait se poursuivre, réduisant l’intérêt des stratégies de portage (« carry », qui consistent à détenir une devise à taux élevé pour toucher un rendement, en acceptant un risque de change). Sur le plan intérieur, les inquiétudes budgétaires persistent en année électorale. Le dernier rapport du gouvernement pour mars 2026 fait état d’un déficit primaire de 15 milliards de R$ (solde budgétaire hors charge d’intérêts de la dette), illustrant la difficulté à stabiliser les comptes publics. Historiquement, ce type de dérapage budgétaire pèse sur le réal, un schéma que nous anticipons à nouveau. À l’extérieur, l’environnement mondial devient moins porteur pour les marchés émergents. L’indice du dollar (Dollar Index, mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) s’est raffermi autour de 104,5 début avril, et les tensions renouvelées dans le détroit d’Ormuz ont propulsé le Brent (référence mondiale du pétrole) au-delà de 92 dollars le baril. Ces vents contraires mondiaux accroissent le risque sur le réal. Avec le recul, l’USD/BRL avait glissé vers 5,00 fin 2025 lorsque les perspectives budgétaires paraissaient plus favorables. Cette hausse du réal a été de courte durée, ce qui conforte l’idée de fragilités persistantes. En conséquence, utiliser des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend du taux de change) pour viser un USD/BRL plus élevé dans les prochaines semaines et les prochains mois apparaît cohérent.
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