Les données de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis montrent que les positions nettes non commerciales sur le pétrole ont reculé à 161 000 contrats, contre 172 600 lors de la période de référence précédente. Ce mouvement traduit une diminution de la position nette spéculative à l’achat sur les contrats à terme et options sur le pétrole, telle que suivie dans les statistiques hebdomadaires de positionnement de la CFTC.
Cette mise à jour porte sur l’ensemble des positions non commerciales, plutôt que sur l’activité du marché physique. Sans préciser les facteurs à l’origine de l’évolution, la baisse de 172 600 à 161 000 implique une exposition nette moindre détenue par des acteurs à effet de levier et des gérants pour la semaine considérée.
Un sentiment spéculatif qui évolue sur fond de facteurs d’offre et de demande
Nous constatons un changement notable du sentiment de marché, les grands spéculateurs ayant réduit leurs paris haussiers nets sur le pétrole à 161 000 contrats. Il s’agit d’un recul sensible par rapport aux 172 600 contrats de la semaine précédente. Ce mouvement suggère que les investisseurs les plus importants sont moins convaincus que les prix du pétrole continueront de progresser à court terme.
Ce changement s’inscrit dans le sillage des dernières données américaines sur les stocks, qui ont compliqué la lecture de l’offre. L’Energy Information Administration (EIA) a fait état d’une hausse inattendue des stocks de brut de 1,8 million de barils pour la semaine close le 22 mai 2026, alors que le consensus anticipait une baisse saisonnière. Cela indique que l’offre est, à ce stade, suffisamment abondante pour répondre à la demande, limitant le potentiel de hausse des prix.
Côté demande, des vents contraires émergent également, confortant cette prudence. Les dernières statistiques économiques en Europe montrent que la production industrielle n’a progressé que de 0,2 % le mois dernier, en deçà des attentes, alimentant les inquiétudes quant à la solidité de la reprise. Une économie mondiale plus faible se traduit généralement par une moindre consommation de carburants et une demande de pétrole plus limitée.
Parallèles historiques et positionnement stratégique
Nous avons déjà observé ce schéma, et il sert souvent d’indicateur avancé d’une correction des prix. En remontant à une baisse similaire du positionnement spéculatif fin 2024, les prix du WTI ont ensuite reculé de près de 8 % au cours des trois semaines suivantes. Ce précédent historique renforce l’idée qu’il faut se préparer à un possible affaiblissement.
Au vu de ces signaux, nous estimons prudent d’ajuster nos stratégies pour les prochaines semaines. Nous envisageons d’acheter des options de vente (puts) avec un prix d’exercice autour de 75 dollars sur le contrat WTI d’août. Cela offre un moyen à risque défini de tirer parti d’une éventuelle baisse des prix, ou, a minima, de couvrir des positions longues existantes contre un repli du marché.