Les contrats à terme sur le Russell 2000 (RTY) ont inscrit un nouveau record historique, prolongeant la hausse entamée sur le creux du 30 mars 2026. Le rallye jusqu’à 2 918,4 a achevé la vague (1), avant qu’un repli en vague (2) ne se termine à 2 728,3 sur le graphique horaire. Cette correction a pris la forme d’une figure Elliott en « double three » : la vague W a reculé jusqu’à 2 807,9, puis la vague X a rebondi à 2 881,4, et la vague Y a baissé jusqu’à 2 728,3, marquant le point bas de la vague (2) à un degré supérieur.
Une fois la vague (2) achevée, les cours ont dépassé le sommet de la vague (1), ce qui est interprété comme une confirmation que la vague (3) est en cours. Le rebond depuis 2 728,3 est décrit comme une impulsion naissante en cinq vagues, la vague 1 de (3) approchant de son achèvement. Un retracement en vague 2 est attendu pour corriger la hausse depuis le creux du 19 mai 2026 en trois ou sept segments, avant une reprise de la tendance haussière, tant que 2 728,32 reste le niveau pivot clé.
Un contexte fondamental favorable à une cassure haussière
Avec les contrats à terme sur le Russell 2000 qui franchissent un nouveau record historique, nous y voyons le début d’un nouveau cycle haussier majeur. La première impulsion jusqu’à 2 918,4 constituait la première jambe de hausse, et le récent repli vers 2 728,3 n’était qu’une correction saine et désormais terminée. Cette action des prix confirme que la trajectoire de moindre résistance est à présent clairement orientée à la hausse pour les valeurs de petites capitalisations.
Cette cassure technique s’inscrit parallèlement à un renforcement des indicateurs économiques, ce qui accroît notre confiance dans le mouvement. La croissance du PIB au 1er trimestre 2026 s’est établie à un solide 2,2 %, et le dernier rapport sur l’emploi a montré un taux de chômage stable à un niveau bas de 3,7 %. Ces chiffres témoignent de la résilience de l’économie domestique, qui constitue le principal marché pour les petites entreprises composant l’indice Russell 2000.
Par ailleurs, la Réserve fédérale a signalé une orientation de politique monétaire plus accommodante, et les intervenants de marché anticipent désormais largement une baisse des taux avant la fin de l’année. Des coûts d’emprunt plus faibles soutiennent directement la croissance et l’investissement des petites entreprises, ajoutant un vent arrière significatif au rallye. Cela contraste avec l’an dernier, lorsque les craintes d’une remontée des taux avaient freiné la performance des small caps.
Se positionner pour la prochaine phase haussière
Nous estimons que l’indice a entamé sa troisième vague, historiquement la plus puissante et la plus étendue d’une tendance haussière. Nous anticipons un léger repli à très court terme, à mesure que la première petite vague impulsive s’achève. Ce creux doit être considéré comme une opportunité d’achat significative, et non comme un motif d’inquiétude.
Dans les semaines à venir, notre stratégie consiste à profiter de tout accès de faiblesse pour mettre en place des positions haussières. Nous chercherons à acheter des options d’achat (calls) ou à vendre des spreads de puts hors de la monnaie lors du repli, en anticipant un rallye marqué par la suite. La thèse haussière demeure intacte tant que les cours restent au-dessus du niveau pivot clé de 2 728,3.
Cette configuration est très similaire à la cassure observée fin 2020, qui avait débouché sur une progression de plus de 40 % en quelques mois. Historiquement, lorsque le Russell 2000 sort avec une telle vigueur d’une longue phase de consolidation, cela marque le début d’une période prolongée de surperformance. Nous nous positionnons pour une répétition de cette dynamique.