Volatilité des marchés et stratégies sur options
L’optimisme lié à un possible accord États-Unis–Iran s’accompagne d’un recul de la volatilité des marchés (l’ampleur des variations de prix). Le VIX, indice qui mesure la volatilité attendue sur le S&P 500 et souvent appelé « indice de la peur », est récemment passé sous 14, contre près de 18 il y a quelques semaines lorsque les tensions au Moyen-Orient étaient plus fortes. Dans ce contexte, certains investisseurs envisagent de vendre des options pour encaisser une prime (le prix payé par l’acheteur d’une option), ce qui profite d’une volatilité implicite plus faible (volatilité déduite des prix des options, donc des attentes du marché). L’impact majeur d’un accord concernerait les prix de l’énergie: la réouverture du détroit d’Ormuz touche environ un cinquième de l’offre mondiale quotidienne de pétrole. Des investisseurs se positionnent sur un repli du pétrole brut, actuellement au-dessus de 95 dollars le baril, en achetant des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le prix baisse) sur des ETF du secteur énergie comme le XLE (fonds indiciel coté répliquant des actions énergétiques), ou en regardant des options d’achat (« calls », qui profitent d’une hausse) sur des valeurs du transport, avantagées par une baisse des coûts de carburant. Historiquement, même des accalmies temporaires dans la région, comme en 2019, ont provoqué des chutes rapides de court terme des prix du pétrole.Conséquences sur l’inflation et couvertures
Cette évolution géopolitique va à l’encontre du scénario d’inflation qui inquiète les marchés. La dernière publication de l’indice des prix PCE, à 3,1%, incite la Fed à la prudence, mais une baisse marquée des coûts de l’énergie pourrait rapidement réduire la probabilité de 41% d’une nouvelle hausse des taux cette année. Cela rend plus attrayantes, pour certains, des options d’achat sur des indices sensibles aux taux comme le Nasdaq 100 (les valeurs de croissance réagissent souvent davantage aux variations de taux). L’accord n’est toutefois pas finalisé, et plusieurs obstacles sont évoqués des deux côtés. Pour gérer cette incertitude, certains achètent des options de vente « hors de la monnaie » (avec un prix d’exercice éloigné du niveau actuel, donc moins chères mais plus spéculatives) sur le S&P 500 comme couverture (protection contre une baisse). Si l’accord échoue, un retour rapide de l’aversion au risque (recherche de placements jugés plus sûrs) pourrait rendre cette protection précieuse.
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