Les marchés anticipent une hausse des taux de la Banque centrale européenne lors de sa prochaine réunion, tandis que le dollar américain s’est assagi, les discussions de politique monétaire de la Réserve fédérale s’élargissant à des réformes structurelles internes. Le prochain test interviendra lors du FOMC des 16–17 juin, après que le comité a voté 8 contre 4 en avril pour laisser le taux des Fed Funds inchangé ; un membre a soutenu une baisse de 25 pdb, tandis que trois se sont opposés au maintien de la formulation indiquant un biais accommodant.
Alors que la Fed débat de sa gouvernance et de sa communication, les attentes concernant les autres banques centrales apparaissent plus directionnelles, les marchés se positionnant pour des relèvements lors des prochaines réunions de la BCE, de la Banque du Japon et de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande. DBS a également évoqué un possible déclencheur technique pour l’euro, estimant qu’un passage de l’indice DXY sous 98 pourrait ramener l’EUR/USD au-dessus de 1,18. Cette note a été produite à l’aide d’un outil d’IA et relue par un éditeur.
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Divergence des politiques des banques centrales et contexte économique
Nous constatons l’émergence d’une nette divergence de politique entre la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne. La Fed semble divisée et concentrée sur des sujets internes à l’approche de sa réunion de mi-juin, tandis que la BCE signale une trajectoire de resserrement plus directe. L’inflation globale en zone euro en avril s’est établie à 2,9 %, renforçant l’argument en faveur d’une hausse imminente des taux.
Cette division au sein de la Fed est alimentée par des données économiques contradictoires, rendant sa prochaine décision très incertaine. Si le dernier rapport sur l’emploi aux États-Unis a fait état de 210 000 créations de postes, l’indice ISM manufacturier a, contre toute attente, reculé à 49,8, signalant une possible contraction. Ces tensions internes pèsent sur le dollar, qui évolue autour de 98,50 sur l’indice DXY.
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Positionnement de marché et stratégie de trading
À l’inverse, les anticipations de marché concernant une action de la BCE sont très élevées, les swaps indexés sur l’overnight intégrant désormais une probabilité de 85 % d’une hausse de 25 points de base lors de la réunion du 12 juin. Nous nous positionnons en vue d’une cassure du DXY sous le seuil de 98,00. Cela pourrait servir de catalyseur pour propulser l’EUR/USD, actuellement proche de 1,1720, au-dessus de la résistance à 1,18.
Au regard de ce scénario, nous envisageons d’acheter des options d’achat (calls) EUR/USD de maturité courte avec des prix d’exercice autour de 1,1800. Ces options, notamment celles arrivant à échéance fin juin ou en juillet, offrent un moyen efficient en coût de s’exposer à un potentiel de hausse. Cette approche permet de tirer parti d’une accélération haussière tout en définissant clairement le risque maximal.
Cette divergence de politiques rappelle la dynamique observée en 2022, mais à l’inverse. À l’époque, le cycle de relèvement agressif de la Fed avait provoqué une forte appréciation du dollar, la BCE étant à la traîne. Aujourd’hui, les rôles semblent s’inverser, ce qui pourrait ouvrir une période de faiblesse persistante du dollar et de vigueur de l’euro.