Pause de la politique monétaire et risques d’inflation
La faiblesse de la demande intérieure et la hausse du coût de la vie renforcent l’argument en faveur d’une pause plus longue. Les mesures budgétaires (décisions de l’État sur les dépenses et les taxes) devraient davantage contribuer à amortir le choc sur l’économie. La BSP devrait conserver une approche « réunion par réunion » tout en surveillant l’évolution externe. Le gouverneur de la BSP a indiqué que d’autres réunions exceptionnelles restent possibles si les risques augmentent. Il a aussi précisé que la BSP est prête à injecter de la liquidité (apporter des fonds au système bancaire pour éviter des tensions de financement) si nécessaire. La BSP pourrait également abaisser le ratio de réserves obligatoires (RRR, part des dépôts que les banques doivent conserver en réserve), potentiellement vers 2,00%. La banque centrale maintient son taux directeur à 4,25%, ce qui entretient l’attentisme des marchés. Avec une inflation de février 2026 à 4,1%, l’institution est prise entre la lutte contre des pressions sur les prix qui durent et le soutien à une économie dont la croissance a ralenti. Ce dilemme avait déjà marqué 2025, lorsque le ralentissement du PIB (Produit intérieur brut, mesure de la production économique) a montré le coût des hausses de taux précédentes.Conséquences pour les stratégies de marché
Pour les intervenants sur les swaps de taux (contrats où deux parties échangent des paiements d’intérêts, souvent taux fixe contre taux variable), cette pause prolongée suggère que le début de la courbe des taux (les maturités les plus courtes) restera stable, ce qui favorise des stratégies visant des marchés évoluant dans une fourchette. Toutefois, la possibilité de réunions exceptionnelles augmente le risque d’un changement soudain si les tensions au Moyen-Orient s’aggravent. Les positions qui misent sur une faible volatilité (faibles variations de prix) doivent donc être couvertes contre un choc imprévu. Cette prudence pourrait peser sur le peso philippin, déjà en repli vers 59,50 face au dollar depuis le début de l’année. La possibilité d’injections de liquidité ou de baisse des réserves obligatoires est un signal accommodant (politique monétaire plus favorable à la croissance, généralement négatif pour la monnaie) qui renforce la pression baissière. Il convient donc d’envisager des stratégies permettant de profiter, ou au moins de se protéger, d’une poursuite de la dépréciation du peso. Dans un contexte de politique stable mais d’environnement externe instable, les options USD/PHP axées sur la volatilité (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre la paire de devises à un prix fixé, la volatilité reflétant l’ampleur des fluctuations attendues) deviennent un point clé. Même si le discours officiel peut sembler favorable à la vente d’options (encaisser une prime en pariant sur des mouvements limités), les risques géopolitiques plaident pour l’achat de protection, comme des options de vente sur le peso (puts, droit de vendre, utile si la monnaie baisse). Les marchés ont déjà réagi très vite lors d’épisodes comparables fin 2025, provoquant des mouvements brusques et inattendus sur la devise.
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