Choc d’offre au Moyen-Orient et sensibilité du marché
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué que la fermeture d’Ormuz a provoqué la plus grande perturbation de l’offre jamais observée sur le marché. Les prix du pétrole restaient seulement légèrement sous les 120 dollars atteints le mois dernier, lorsque des actifs énergétiques clés ont été attaqués. L’OPEP+ (alliance de pays producteurs menée par l’OPEP et la Russie) a déclaré que les dégâts sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient pourraient maintenir l’offre limitée même après la fin du conflit. L’article souligne que les prix du pétrole continuaient d’intégrer des perturbations importantes malgré l’augmentation des quotas (niveaux de production autorisés). Le marché se souvient du conflit de l’an dernier, lorsque le Brent s’était rapproché de 120 dollars le baril après une perturbation majeure de l’offre. Ce « choc d’offre » (baisse brutale de la quantité disponible) a rendu le marché très réactif aux risques géopolitiques (tensions entre États susceptibles d’affecter la production). À environ 91 dollars, le Brent réagit au moindre signe d’instabilité. L’offre actuelle est déjà limitée, même sans conflit ouvert. L’OPEP+ a prolongé ses réductions volontaires de 2,2 millions de barils par jour jusqu’au milieu de l’année, afin de soutenir les prix. Des enquêtes récentes indiquent une forte discipline (respect des engagements), et la production de mars aurait même reculé, confirmant un marché serré.Stratégie sur options et suivi de la volatilité
Compte tenu du précédent de la fermeture d’Ormuz, il faut s’attendre à de fortes variations de prix au moindre titre négatif en provenance du Moyen-Orient. Une approche possible est l’achat d’options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) à échéance lointaine, pour se positionner sur un rebond lié à une nouvelle baisse de l’offre. La prime (coût de l’option) peut être intéressante tant que le marché n’a pas encore pleinement intégré de nouvelles tensions. Les dommages causés aux infrastructures l’an dernier continuent de peser, en réduisant la capacité de production de réserve (production supplémentaire mobilisable rapidement) et en soutenant les prix. Même si l’AIE a légèrement abaissé sa prévision de croissance de la demande en 2026 à 1,3 million de barils par jour, cela ne suffit pas à compenser les risques durablement liés à l’offre. Le contexte reste favorable aux prix du brut. Dans ce cadre, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans les prix des options) sur les options Brent pourrait être trop faible, au vu du risque de hausse rapide comme en 2025. Les opérateurs peuvent surveiller de près les contrats à terme (futures : prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) à court terme pour détecter un renforcement de la « backwardation » (prix des échéances proches plus élevés que ceux des échéances lointaines), un signal de tensions d’offre immédiates.
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