Les actions ont dissipé la prudence initiale avant le long week-end, rebondissant dans la nuit de jeudi, puis poursuivant leur progression malgré des à-coups en séance jusqu’à la clôture. Des pressions vendeuses ont toutefois refait surface dans plusieurs secteurs clés avant l’ouverture, tandis que le dollar a prolongé sa hausse plus tôt dans la séance avant de se retourner en fin de journée, un mouvement à replacer dans le cadre des anticipations concernant les priorités de la Réserve fédérale sous Kevin Warsh.
Le ton de la séance a également été associé à une réduction du risque plutôt qu’à une crainte immédiate de voir un mémorandum de paix se déliter durant le week-end, la Réserve stratégique de pétrole (SPR) étant évoquée dans ce contexte. Les inquiétudes de récession et de ralentissement sont restées au centre de l’attention, tout comme les questions de savoir si des valeurs industrielles telles que l’ETF XLI pouvaient suivre le rythme, et si les perspectives de paix au Moyen-Orient avaient été un moteur du rallye de jeudi. Monica Kingsley a été présentée comme une trader et analyste financière, avec une activité remontant à février 2020.
Performance sectorielle et sentiment de marché
Nous observons des ventes marquées dans des secteurs clés, ce qui ressemble à un simple désengagement du risque plutôt qu’à un signe de peur profonde. Le marché digère les gains récents, et les opérateurs réduisent probablement leurs positions à l’approche de la semaine fériée du 4 juillet. L’indice de volatilité du CBOE (VIX), qui avait récemment touché un point bas à 14, est remonté à 16, signe de prudence mais pas de panique.
Politique monétaire, indicateurs économiques et géopolitique
La vigueur persistante du dollar américain est le signal le plus important : elle indique que les priorités de la Réserve fédérale restent fermement centrées sur l’inflation. Le dernier rapport sur l’IPC (CPI), montrant une inflation sous-jacente qui reste obstinément à 2,8 %, rend peu probable que la Fed laisse entrevoir des baisses de taux à court terme. Nous surveillons le rendement du Treasury à 10 ans : un franchissement au-dessus de 4,6 % suggérerait que le marché intègre une Fed plus restrictive plus longtemps.
Les actions ont fait preuve de résilience, mais il faut s’interroger sur la capacité des secteurs cycliques à tenir si les risques de ralentissement s’accentuent. Le fonds Industrial Select Sector SPDR (XLI) a sous-performé le S&P 500 d’environ 4 % sur le dernier mois, un signe classique d’inquiétude des investisseurs quant à la croissance. Les dernières commandes de biens durables, en hausse modeste de 0,1 %, ont à peine répondu aux attentes et ne font pas grand-chose pour apaiser ces craintes.
Les tensions géopolitiques comptent également, en particulier les négociations commerciales en cours avec le bloc commercial panasiatique. Une issue positive a contribué à alimenter le rallye de jeudi dernier, mais tout signe de difficulté pourrait rapidement détériorer le sentiment de marché. Il suffit de se souvenir de la volatilité alimentée par les droits de douane à la fin des années 2010 pour mesurer à quelle vitesse les différends commerciaux peuvent affecter les marchés mondiaux.