Les contrats à terme WTI sur le NYMEX ont évolué dans une fourchette étroite autour de 93,20 $ durant la séance européenne de jeudi, les cours se consolidant alors que les discussions entre les États-Unis et l’Iran sur un accord de paix durable n’ont pas progressé. Aucun accord n’a, à ce stade, été trouvé. L’attention se porte également sur les prochaines décisions de politique monétaire, à commencer par la Banque du Canada la semaine prochaine, de nombreuses banques centrales étant attendues au tournant : elles pourraient durcir les conditions monétaires — ou du moins en préparer le terrain — face aux pressions inflationnistes liées à la hausse des prix de l’énergie.
Sur le plan technique, le WTI était quasi stable près de 93,10 $ et conservait un léger biais baissier tant qu’il évoluait sous l’EMA à 20 jours, située à 93,51 $. Le RSI à 14 jours se maintenait autour de 48, signalant un essoufflement de la dynamique plutôt que des conditions de survente. Un premier support se situe à 90,00 $, avec une ligne de tendance haussière de plus long terme autour de 84 ; la résistance demeure l’EMA à 20 jours à 93,51 $, tandis qu’une clôture journalière au-dessus pourrait ouvrir la voie à un mouvement correctif vers 100,00 $. L’OPEP regroupe 12 pays producteurs de pétrole, et l’OPEP+ y ajoute dix membres non-OPEP ; les rapports de stocks de l’API et de l’EIA divergent généralement de moins de 1 % dans 75 % des cas.
Facteurs géopolitiques et de politique monétaire
Nous observons une consolidation des prix du pétrole alors que le marché arbitre entre des forces contradictoires. Les tensions géopolitiques, en particulier l’enlisement des négociations entre les États-Unis et l’Iran, fournissent un plancher aux cours et empêchent une baisse marquée. Cette incertitude quant à un éventuel accord maintient les risques d’offre au premier plan des préoccupations des opérateurs.
Parallèlement, l’attention se déplace vers la politique monétaire et son impact sur la demande. Alors que des banques centrales comme la Banque du Canada devraient durcir leur politique dès la semaine prochaine, la crainte d’un ralentissement économique plafonne tout rebond. Les dernières données d’inflation de mai 2026 ont montré une inflation sous-jacente toujours obstinément élevée, renforçant la probabilité que la Réserve fédérale conserve un biais restrictif tout au long de l’été.
Les facteurs d’offre en dehors du dossier iranien sont également déterminants. L’OPEP+ a récemment indiqué qu’elle maintiendrait ses niveaux de production inchangés, préoccupée par le fait que des hausses de taux agressives puissent peser sur la demande mondiale plus tard dans l’année. Cette décision montre que le cartel cherche à soutenir les prix, rendant une forte correction moins probable en l’absence d’un choc économique majeur.
Perspectives techniques et stratégie de trading
D’un point de vue technique, la dynamique actuelle sous l’EMA à 20 jours proche de 93,51 $ suggère, pour l’instant, un léger biais baissier. Cette lecture a été confortée par le dernier rapport de l’Energy Information Administration (EIA) du 3 juin 2026, qui a fait état d’une hausse surprise des stocks de brut américains de 1,8 million de barils, laissant entrevoir une demande plus faible. Le RSI, proche de 48, laisse de la place à un repli supplémentaire vers le support des 90 $.
Pour les prochaines semaines, notre stratégie consiste à surveiller de près ces niveaux clés. Nous considérons les rebonds vers la résistance à 93,51 $ comme des opportunités potentielles de couverture ou d’initiation de positions vendeuses, éventuellement via des options afin de limiter le risque. À l’inverse, si les craintes macroéconomiques poussent le prix vers la ligne de tendance de support plus robuste autour de 84 $, nous y verrions une opportunité d’achat sur repli, compte tenu de fondamentaux d’offre favorables.