Le retour de la prime de risque géopolitique
The Guardian a indiqué que c’était la première fois depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël que l’Iran frappait des sites de production de pétrole et de gaz, plutôt que des raffineries (usines qui transforment le pétrole brut), des terminaux (zones de chargement et de transport) et des zones de stockage. De son côté, l’armée israélienne a déclaré que Ali Larijani et Gholamreza Soleimani, chef des forces Bassidj (milice iranienne), avaient été tués lors de frappes aériennes israéliennes. Ces événements ont augmenté la crainte de représailles et de nouvelles réductions de l’offre, ce qui peut soutenir les prix à court terme. Cependant, la hausse des stocks américains (quantités de pétrole stockées) peut limiter la hausse des prix. L’American Petroleum Institute (API, association américaine du secteur pétrolier qui publie des estimations) a rapporté que les stocks de brut américains ont augmenté de 6,6 millions de barils pour la semaine se terminant le 13 mars. Cela fait suite à une baisse de 1,7 million de barils la semaine précédente, alors que le marché attendait une baisse de 600 000 barils.Réserve d’offre et volatilité du marché
La situation de l’offre aujourd’hui est très différente des craintes de l’an dernier. La production américaine de pétrole brut reste forte. Des données récentes de l’EIA montrent une production proche d’un record, à environ 13,3 millions de barils par jour. Cette offre élevée hors OPEP (pays qui ne font pas partie du cartel de producteurs de pétrole) sert de protection importante pour les marchés mondiaux. L’augmentation surprise des stocks de 6,6 millions de barils signalée mi-mars 2025 était un premier signe de faiblesse du marché, masqué par le conflit. On voit un signal similaire maintenant : le dernier rapport de l’EIA a montré une hausse inattendue des stocks de 1,4 million de barils la semaine dernière, alors que le marché prévoyait une baisse. Cela indique que la demande (quantité achetée) peut être plus faible que prévu, ce que confirment des données récentes montrant un ralentissement de l’activité industrielle en Chine. Avec cette tension entre un risque géopolitique durable et un marché physique bien approvisionné (pétrole réellement disponible), les traders peuvent envisager des stratégies pour gérer la volatilité (fortes variations de prix). Acheter des options d’achat « hors de la monnaie » (contrats qui donnent le droit d’acheter plus tard à un prix supérieur au prix actuel, donc peu chers mais utiles en cas de hausse brusque) permet de profiter d’un pic de prix tout en limitant les pertes. En parallèle, vendre des « spreads » baissiers d’options d’achat (combinaison de deux options pour gagner si le prix ne monte pas trop) peut être efficace, en profitant d’une résistance des prix (zone où le prix a du mal à monter) liée à la forte production américaine.
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