Pression sur l’inflation en hausse
Nous pensons que ce rapport ajoute des pressions inflationnistes (hausse générale des prix), surtout parce que la dernière estimation rapide de l’IPC (indice des prix à la consommation) de la zone euro pour février 2026 est ressortie à 2,4 %, légèrement au‑dessus des 2,2 % attendus. Un marché du travail tendu entraîne souvent une hausse des salaires, ce qui peut maintenir l’inflation élevée plus longtemps. Cela augmente la pression sur les prochaines décisions de taux de la BCE (le taux directeur, c’est‑à‑dire le taux fixé par la banque centrale qui influence les coûts d’emprunt). En 2025, le marché a souvent anticipé des baisses de taux que la BCE a tardé à faire. Avec ces nouvelles données solides sur l’emploi, nous pensons que le marché devra à nouveau revoir ses attentes concernant une baisse des taux cette année. Les traders peuvent envisager des positions vendeuses sur les contrats à terme Euribor de décembre 2026 (contrats qui fixent à l’avance un taux lié à l’Euribor, un taux de référence des prêts en euros), en pariant que les taux resteront élevés plus longtemps que ce que le marché prévoit. Pour les dérivés sur actions (produits liés aux actions ou aux indices), ce chiffre solide de l’emploi est favorable aux entreprises autrichiennes orientées vers la consommation (ventes aux ménages). L’indice autrichien ATX (indice boursier principal de Vienne) a déjà progressé de 3 % le mois dernier, et cette donnée pourrait soutenir de nouvelles hausses. Nous regarderions des options d’achat (« call », un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’ATX ou sur certaines actions bancaires et de distribution, qui profitent d’une économie intérieure solide. Cette évolution influence aussi l’euro, en le renforçant face aux devises dont les banques centrales indiquent une orientation plus « dovish » (c’est‑à‑dire plus souple, davantage encline à baisser les taux pour soutenir l’économie). Les dernières données américaines sur les demandes d’allocations chômage (indicateur du nombre de nouvelles personnes demandant une aide chômage) de fin février 2026 ont légèrement augmenté, ce qui suggère un léger ralentissement du marché du travail américain. Nous voyons donc un intérêt à se positionner pour un EUR/USD plus fort (taux de change euro/dollar), car la BCE a désormais moins de raisons de baisser les taux que la Fed (banque centrale des États‑Unis).
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