L’économie espagnole a progressé de 0,6 % en glissement trimestriel au premier trimestre, conformément aux prévisions. Cette donnée signale un rythme soutenu en début d’année, la croissance restant dans le cadre attendu.
Aucune statistique supplémentaire n’a été fournie au-delà de la hausse de 0,6 % t/t au 1T, et le titre ne contient pas d’autres détails, notamment sur la décomposition par composantes de la demande ou les taux en glissement annuel.
Une croissance stable et conforme aux attentes du marché
La croissance du PIB espagnol de 0,6 % au premier trimestre confirme un environnement économique stable et prévisible. Ce chiffre étant aligné sur les attentes, nous n’anticipons pas de choc de marché immédiat sur la seule base de cette publication. Cela conforte notre lecture d’une économie espagnole bien orientée, sans mauvaises surprises comparables à celles observées ailleurs dans la zone euro.
La dynamique de croissance désormais confirmée, nous estimons que l’indice IBEX 35 devrait évoluer dans une fourchette relativement encadrée à court terme. L’attention se reporte désormais entièrement sur la prochaine décision de la Banque centrale européenne, les prix de marché suggérant actuellement une probabilité de 70 % d’une nouvelle baisse de taux d’ici le quatrième trimestre. Cette anticipation devrait limiter la probabilité d’un mouvement directionnel marqué de l’indice tant qu’une plus grande visibilité n’aura pas émergé du côté de la BCE.
Stratégies de trading et dynamique des changes
Dans ce contexte de volatilité immédiate limitée, la vente de prime sur options nous paraît une stratégie attractive. Concrètement, cela peut passer par l’écriture de calls couverts sur des positions en actions espagnoles ou la mise en place d’« iron condors » sur l’IBEX 35. Historiquement, les périodes suivant des statistiques conformes au consensus s’accompagnent souvent d’une baisse de la volatilité implicite, ce qui est favorable à ce type de positions.
Les données régulières en Espagne apportent un soutien marginal à l’euro, mais le principal moteur de la devise demeure l’écart d’orientation de politique monétaire entre la BCE et la Réserve fédérale américaine. Avec une inflation sous-jacente américaine récemment restée élevée à 2,8 %, la Fed devrait maintenir le statu quo, à l’inverse de l’inclinaison accommodante de la BCE. En conséquence, nous recourons aux options pour couvrir un risque de faiblesse de l’EUR/USD ou un scénario d’évolution en range, plutôt que de tabler sur une appréciation franche.