Risque géopolitique et réaction des marchés
Le New York Times a rapporté que l’Iran pourrait avoir signalé une ouverture à des discussions indirectes avec les États-Unis, via des contacts discrets de renseignement (backchannel, un canal de communication non officiel) impliquant la CIA (service de renseignement extérieur américain). Des responsables américains restaient sceptiques sur la possibilité de négociations rapides. Les statistiques américaines ont été mitigées, avec l’ADP Employment Change (rapport privé sur l’emploi qui estime les créations de postes dans le secteur privé) montrant une hausse des emplois privés de 63 000 en février, au-dessus des 50 000 attendus. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré qu’il s’attend à une amélioration des créations d’emplois cette année et a indiqué que les droits de douane (tariffs, taxes sur les importations) pourraient monter temporairement jusqu’à environ 15 % pendant les revues commerciales. Les traders (opérateurs de marché) attendaient l’ISM Services PMI plus tard mercredi (indice d’activité du secteur des services, basé sur des enquêtes auprès d’entreprises). L’attention restait aussi portée sur le rapport de vendredi sur les emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, NFP, statistique phare sur les créations d’emplois aux États-Unis), indicateur de l’état du marché du travail et de la politique de la Réserve fédérale (banque centrale américaine). Nous voyons le recul du dollar comme une pause temporaire, pas comme un changement de tendance, vu le contexte géopolitique. La montée du conflit au Moyen-Orient domine, créant un mouvement vers les actifs jugés plus sûrs (flight-to-safety, « recherche de sécurité »), ce qui finit généralement par soutenir le dollar. Les traders de produits dérivés (derivatives, contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise) devraient voir ce rebond du NZD/USD comme une occasion de se couvrir (hedge, réduire le risque) contre un retour de la hausse du dollar. L’anxiété du marché se voit dans les mesures de volatilité (volatility metrics, indicateurs des variations de prix), avec l’indice VIX (indice de la peur, basé sur les options du S&P 500) qui reste au-dessus de 22, bien au-dessus de sa moyenne de long terme. Cela montre que les traders paient plus cher une protection contre des mouvements de prix soudains. Nous pensons que l’utilisation de stratégies sur options comme les straddles (acheter une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur les principales paires de devises est adaptée pour tirer parti d’un mouvement marqué dès que la situation au Moyen-Orient sera plus claire.Contexte historique et configuration de la volatilité
En regardant les turbulences de 2025, on se rappelle à quelle vitesse le sentiment de risque (risk sentiment, l’envie d’acheter des actifs risqués) peut changer et pénaliser des positions trop confiantes. De même, le début du conflit en Ukraine en 2022 a montré que les escalades géopolitiques entraînent souvent une demande durable pour le dollar américain (bid, demande acheteuse). Ce précédent suggère que la faiblesse actuelle du dollar a peu de chances de durer si les tensions avec l’Iran continuent de monter. Le rapport NFP de vendredi est maintenant, selon nous, la donnée économique la plus importante. Le récent rapport ADP, avec seulement 63 000 emplois privés ajoutés, a rendu le marché nerveux, et les estimations pour le NFP sont désormais sous 100 000. Un chiffre faible pourrait compliquer la trajectoire de la Réserve fédérale et ajouter encore de la volatilité (variations rapides et fortes des prix) sur les marchés.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets