Le Nasdaq a cédé près de 5 % vendredi, ébranlant les marchés actions mondiaux et soulevant la question de savoir si ce mouvement marque le début d’une correction plus profonde. Sur les graphiques, la baisse est pour l’instant restée au-dessus du niveau de retracement de Fibonacci de 23,6 %, un seuil souvent utilisé pour évaluer si la tendance haussière de fond demeure intacte, même si l’action des prix se rapproche d’un point d’inflexion.
Tout rebond a été plafonné par le point pivot journalier à 29 305, faisant de ce niveau une référence de court terme à la réouverture de Wall Street. Si la pression vendeuse reprend, l’attention se porte sur des supports successifs à 27 732 et 27 672, puis 27 347, des zones fréquemment surveillées comme des secteurs potentiels de retour de l’intérêt acheteur. La vidéo met l’accent sur ces repères techniques, ainsi que sur des signaux de sentiment issus des graphiques, afin de cadrer ce que les marchés pourraient surveiller lors des prochaines séances.
Niveaux techniques et dynamique de volatilité
Après la violente vague de ventes de vendredi, nous sommes à un moment charnière : la tentative de reprise du marché est plafonnée par le point pivot à 29 305. L’attention immédiate porte sur la capacité des acheteurs à défendre la zone de support actuelle, construite autour du retracement de Fibonacci de 23,6 %. Les prochaines séances seront déterminantes pour la direction à court terme.
Le CBOE Volatility Index (VIX), souvent qualifié de « baromètre de la peur » des marchés, a bondi de plus de 40 % vendredi pour clôturer près de 28, rendant les primes d’options nettement plus coûteuses. Cette hausse de l’aversion au risque se reflète dans l’indice Fear & Greed de CNN, désormais en zone de « peur extrême », un niveau qui a historiquement précédé des rebonds de marché. Le coût élevé des options suggère que les stratégies consistant à vendre de la prime peuvent être plus attractives que l’achat d’options à nu.
Stratégies et contexte historique
Pour ceux qui y voient une opportunité d’achat, nous identifions un intérêt potentiel à vendre des puts avec des prix d’exercice proches des supports clés de 27 732 et 27 672. Cette stratégie permet d’encaisser les primes actuellement gonflées, tout en définissant un niveau de prix plus bas auquel on serait disposé à acheter. La volatilité élevée augmente le revenu généré par ces positions, à des niveaux supérieurs à ceux observés ces derniers mois.
À l’inverse, l’incapacité durable à repasser au-dessus de 29 305 signalerait une faiblesse persistante, rendant l’achat de puts de protection pertinent pour couvrir des portefeuilles longs. Compte tenu de leur coût élevé, le recours à des spreads de puts peut constituer une manière plus efficiente en capital d’obtenir une protection à la baisse. Cette approche permet de participer à une poursuite du repli tout en plafonnant le coût initial de la couverture.
Nous avons déjà observé des replis rapides similaires, comme la correction proche de 20 % au quatrième trimestre 2018, suivie d’un puissant rebond l’année suivante. Ce précédent, ainsi que le fait que la tendance haussière de long terme reste techniquement intacte, étaye notre analyse : il s’agirait plus vraisemblablement d’une correction que d’un retournement majeur de tendance.