Le gouverneur de la Fed, Stephen Miran, a déclaré à Bloomberg TV que l’influence du pétrole sur l’inflation sous-jacente semble limitée ; l’impact du conflit avec l’Iran reste incertain.

by VT Markets
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Mar 4, 2026
Stephen Miran, gouverneur à la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis), a déclaré qu’il est trop tôt pour se faire une idée claire de l’impact du conflit en Iran sur l’économie, dans une interview à Bloomberg TV mercredi. Il a aussi dit que les preuves montrant que les prix du pétrole se répercutent sur l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, souvent plus stable) sont très limitées. Il a expliqué que la situation actuelle est différente de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, car la politique monétaire (actions de la banque centrale sur les taux) et la politique budgétaire (dépenses et impôts de l’État) étaient alors plus « généreuses » pour soutenir l’économie. Il a évoqué une tendance sur deux ans à l’affaiblissement du marché du travail (moins de créations d’emplois, rythme d’embauche plus lent) et a dit qu’il est trop tôt pour écarter cette tendance à cause d’un ou deux mois de chiffres.

Perspectives de politique monétaire et risques d’inflation

Miran a déclaré que les marchés ne semblent pas inquiets des anticipations d’inflation à long terme (ce que les investisseurs pensent que l’inflation sera dans plusieurs années). Il a dit qu’une baisse totale de 1 point de pourcentage des taux directeurs (le niveau des taux fixé par la Fed) serait appropriée cette année. Il a indiqué que la Fed pourrait tomber en dessous de son objectif d’inflation de 2% si l’inflation du logement ralentit comme prévu (hausse des loyers et des coûts liés au logement). Il a ajouté qu’il serait approprié de continuer à baisser les taux lors de la réunion de mars et que le conflit en Iran n’a pas changé son point de vue. Il a dit qu’il souhaite poursuivre des baisses d’un quart de point (0,25 point) jusqu’à atteindre un taux « neutre » (un niveau de taux qui ne freine ni ne stimule l’économie), puis réévaluer. Avec un signal clair en faveur d’une baisse de taux à la réunion de mars, on peut s’attendre à ce que la courbe des taux (écart entre taux courts et taux longs) continue de se redresser, avec des taux courts qui baissent plus que les taux longs. Des stratégies sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif) qui profitent de la baisse des taux à court terme, comme l’achat de contrats à terme SOFR (contrats basés sur le taux SOFR, un taux d’intérêt de référence du marché américain), semblent bien soutenues. Les contrats à terme sur les Fed funds (taux au jour le jour visé par la Fed) intègrent déjà une probabilité de 85% d’une baisse de 25 points de base (0,25 point) ce mois-ci, ce qui confirme le sentiment du marché.

Volatilité des marchés et implications pour le trading

Le message officiel selon lequel le conflit en Iran n’est pas un risque majeur pour l’inflation aide à limiter la volatilité des marchés (ampleur des variations de prix). Cela suggère que des stratégies visant à vendre de la volatilité (gagner si les mouvements restent faibles), comme vendre des contrats à terme sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») ou vendre un strangle (stratégie d’options qui vend un call et un put éloignés, profitant d’un prix qui reste dans une zone), pourraient être intéressantes. Le VIX est resté autour de 15, loin des pics au-dessus de 30 observés pendant la crise ukrainienne de 2022, ce qui indique que le marché pense que l’événement reste limité. On voit un effort clair pour séparer l’évolution du pétrole des décisions de politique monétaire. Même si les contrats à terme sur le Brent (prix de référence du pétrole) ont progressé de 7% sur le mois passé à plus de 86 dollars le baril, le message est que cela ne provoquera pas une réaction plus stricte sur les taux (une posture « hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des taux élevés pour combattre l’inflation). Les traders peuvent donc se concentrer sur les facteurs propres au pétrole, comme l’offre et la demande, sans intégrer une réaction automatique de la Fed. L’accent mis sur la tendance de deux ans d’affaiblissement du marché du travail, plutôt que sur quelques chiffres récents solides, renforce l’idée d’un assouplissement (politique plus favorable à la croissance, avec des taux plus bas). Même si le dernier rapport sur l’emploi a montré une hausse surprenante de 250 000, la moyenne mobile sur 6 mois (moyenne qui lisse les variations mensuelles) a ralenti à 165 000, ce qui confirme le refroidissement observé en 2025. Cela donne à la Fed une justification pour poursuivre les baisses de taux malgré un mois isolé de bons chiffres. Les craintes augmentent quant à une inflation qui baisse trop, surtout si les coûts du logement ralentissent comme prévu. Avec la hausse sur un an de l’indice national des loyers déjà descendue à 2,9% contre plus de 5% l’an dernier, le risque de passer sous l’objectif de 2% est crédible. Cette perspective soutient des positions qui profitent de taux plus bas pendant plus longtemps que ce que le marché prévoit aujourd’hui.

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