Évolutions géopolitiques et flux pétroliers : impact sur le dollar
Le dollar s’affaiblit en début de semaine, en réaction à la reprise des discussions diplomatiques entre Washington et Téhéran. Cet optimisme réduit les craintes autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial. En conséquence, le léger recul du prix du brut vers le milieu des 80 dollars par baril atténue l’attrait du dollar en tant que valeur refuge. Les commentaires positifs du département d’État sur un « cadre constructif » alimentent pour l’instant ce mouvement de prise de risque (« risk-on », préférence pour les actifs plus risqués). La prudence reste de mise : des initiatives similaires en 2024 et 2025 avaient fini par s’enliser, et le sentiment peut se retourner vite. Cette incertitude suggère que la faiblesse du dollar pourrait être temporaire.Données PCE et évolution des anticipations de taux de la Fed
Sur le plan intérieur, l’attention se porte sur les données PCE d’avril. Le « core PCE » (PCE sous-jacent, inflation hors énergie et alimentation, plus stable) de mars est resté à 2,8%, au-dessus de l’objectif de la Fed. Une publication élevée mettrait la banque centrale sous pression. Cette inflation persistante explique pourquoi le marché anticipe une Fed plus restrictive (« hawkish », favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation). L’outil FedWatch du CME indique désormais qu’une hausse de taux est envisagée avec près de 40% de probabilité d’ici la fin de l’année, changement marqué par rapport aux attentes de baisse de taux observées plus tôt en 2026. Cette réévaluation restrictive soutient le dollar et limite le risque de baisse importante, même si l’actualité géopolitique peut provoquer des replis à court terme.
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