Le dollar canadien s’est encore affaibli, la baisse des prix du pétrole et les tensions géopolitiques ayant propulsé l’USD/CAD vers un nouveau plus haut depuis le début de l’année, après que la paire a brièvement évolué autour de 1,39 à proximité de l’annonce de politique monétaire de la Banque du Canada, sans parvenir à s’y maintenir. En fin d’après-midi, les pertes du CAD se sont accentuées alors que les marchés s’inquiétaient d’éventuelles frappes américaines supplémentaires contre l’Iran, tandis que le ton prudent du gouverneur Macklem sur les perspectives de politique monétaire n’a pas empêché le repli.
Dans la nuit, les ventes de CAD ont suivi celles de la NOK, alors que les cours du Brent et du WTI reculaient. Des signaux auparavant neutres à baissiers, défavorables au dollar américain, n’ont pas soutenu la devise canadienne, et le franchissement du pic de mars à 1,3967 laisse l’USD/CAD en position de tester la zone de congestion 1,40–1,41 du T4, malgré une situation de surachat. Un support est identifié à 1,3900, et le dollar est décrit comme à son meilleur niveau depuis début décembre ; la fermeté des actions et un VIX plus bas sont présentés comme de possibles facteurs de stabilisation pour le CAD.
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Perspectives du dollar canadien et facteurs déterminants
Compte tenu de l’environnement actuel, nous estimons que le dollar canadien fait face à une situation de type « pile je gagne, face tu perds », ce qui le rend vulnérable à de nouvelles pertes face au dollar américain. La paire USD/CAD a franchi ses sommets de mars, signalant un momentum haussier marqué. Notre attention, dans les prochaines semaines, porte sur un positionnement en vue d’une poursuite du mouvement vers la zone de résistance 1,40-1,41.
La principale pression sur le « loonie » provient de prix du pétrole plus faibles : les contrats à terme sur le WTI pour livraison en juillet sont récemment repassés sous 78 dollars le baril, en net recul par rapport aux sommets observés début mai. Cette tendance pèse sur les devises liées aux matières premières, et nous observons un affaiblissement du CAD en étroite corrélation avec la couronne norvégienne. Même avec un indice de volatilité VIX qui se maintient à un niveau relativement bas, autour de 16, l’appétit pour le risque ne se traduit pas par un soutien au dollar canadien.
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Divergence de politique monétaire et stratégie de trading
La faiblesse est également alimentée par le ton prudent de la Banque du Canada lors de sa réunion du 10 juin. Alors que les derniers chiffres mensuels du PIB canadien font ressortir une légère contraction de 0,1 % et que l’inflation évolue juste sous l’objectif de 2 %, la banque centrale a peu d’incitation à adopter un biais plus restrictif. Cette divergence de politique monétaire avec la Réserve fédérale américaine, qui demeure focalisée sur l’inflation, continue de favoriser le billet vert.
D’un point de vue trading, nous envisageons l’achat d’options d’achat (calls) USD/CAD avec des prix d’exercice autour de 1,4050 et des échéances fin juillet ou en août. Cette stratégie permet de tirer parti du mouvement haussier attendu tout en maîtrisant le risque. Le dollar est techniquement en situation de surachat selon l’indice de force relative (RSI) ; un repli à court terme est donc possible, mais nous estimons que la tendance de fond reste nettement haussière.
Cette évolution des prix rappelle la hausse observée fin 2024, lorsque des inquiétudes similaires sur la croissance mondiale avaient pesé sur le pétrole et sur le CAD. Nous utiliserons le niveau de 1,3900 comme zone de support clé. Un passage en dessous nous conduirait à réévaluer le scénario, mais à ce stade, tout repli vers ce niveau ressemble à une opportunité d’achat.