Le taux de chômage au sens du BIT au Royaume-Uni sur les trois mois à fin avril s’est établi à 4,9 %. Ce chiffre se compare à un consensus de 5,0 %, ressortant ainsi marginalement inférieur aux prévisions.
Ces données portent sur la période de trois mois se terminant en avril et sont calculées selon la méthodologie du BIT. L’écart de 0,1 point de pourcentage par rapport au niveau attendu indique un marché du travail légèrement plus robuste qu’anticipé.
Résilience du marché du travail et pressions salariales
Le taux de chômage d’avril, à 4,9 %, constitue une surprise favorable, signalant un marché du travail résilient. Cette statistique a toutefois désormais deux mois et est, dans une large mesure, déjà intégrée par les marchés. Nous l’utilisons comme référence, confirmant que l’économie abordait le trimestre en cours avec un élan solide.
Nous nous concentrons désormais davantage sur des chiffres plus récents, qui confortent ce diagnostic de tensions économiques. Les dernières données de l’Office for National Statistics montrent que la progression des salaires au Royaume-Uni sur les trois mois à fin mai a accéléré à 4,5 %, au-delà des attentes. Par ailleurs, l’inflation CPI de mai est restée tenace à 2,8 %, encore nettement au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre.
Politique monétaire et opportunités de marché
Cette combinaison d’un chômage bas et de pressions salariales persistantes rend peu probable une baisse de taux prochaine de la Banque d’Angleterre. En conséquence, nous voyons de la valeur dans des produits dérivés misant sur un maintien des taux aux niveaux actuels jusqu’à la fin de l’année. La vente de contrats à terme SONIA décembre est l’une des façons dont nous exprimons cette conviction.
Pour les cambistes, cela plaide en faveur d’une livre sterling plus ferme, en particulier face aux devises dont les banques centrales sont plus accommodantes. Nous anticipons que le GBP/USD restera soutenu, la Réserve fédérale ayant signalé sa volonté d’assouplir sa politique. Nous achetons des options d’achat sur la livre pour tirer parti de cette divergence.
Sur le segment actions, un environnement de taux « plus élevés plus longtemps » pourrait limiter le potentiel haussier du FTSE 100. Historiquement, des périodes de taux stagnants et de forte croissance salariale ont comprimé les marges des entreprises. Nous achetons donc des options de vente sur l’indice afin de nous couvrir contre un possible affaiblissement du marché dans les prochaines semaines.