Avertissement de Trump et rebond en début de séance asiatique
Plus tôt, Donald Trump a averti l’Iran qu’il viserait des ponts et des sites énergétiques si Ormuz n’était pas rouvert d’ici mardi, 20 heures (heure de la côte Est des États-Unis), soit 00h00 GMT. Cet avertissement avait soutenu les prix en début de séance en Asie, en raison de la crainte de représailles contre des intérêts américains au Moyen-Orient. Le brut a progressé d’environ 50% depuis la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran dans les premières semaines de la guerre. Ormuz est un passage clé pour environ un cinquième de l’offre mondiale de pétrole, et cette fermeture a réduit les volumes disponibles. L’OPEP et ses alliés (OPEP+) ont convenu d’augmenter les quotas de production de mai de 206 000 barils par jour. L’impact sur les prix est resté limité, car la fermeture d’Ormuz et les dégâts dans des champs pétroliers du Golfe peuvent freiner l’arrivée de barils supplémentaires.Comment le choc de 2025 influence encore le positionnement
Le cessez-le-feu en Iran avait fini par tenir, permettant la réouverture du détroit d’Ormuz et une stabilisation des prix dans la zone des 90 dollars faibles fin 2025. Aujourd’hui, au 6 avril 2026, la dynamique est différente, avec un WTI nettement plus bas, autour de 86 dollars le baril. Le niveau actuel est soutenu non par un conflit ouvert, mais par une gestion stricte de l’offre et des tensions persistantes en arrière-plan. L’OPEP+ reste un facteur central, en maintenant des réductions de production coordonnées observées depuis deux ans, qui retirent environ 2 millions de barils par jour du marché. Cela crée un « plancher » de prix, c’est-à-dire un niveau en dessous duquel les cours ont plus de mal à tomber, contrairement à la chute observée lors de la désescalade. La demande mondiale reste solide : l’EIA (agence publique américaine de l’énergie) prévoit une hausse régulière de la consommation de 1,4 million de barils par jour cette année, portée surtout par les économies asiatiques. La leçon de 2025 est que la volatilité, c’est-à-dire des variations rapides et fortes des prix, peut s’accélérer à la moindre nouvelle d’escalade ou de désescalade au Moyen-Orient ou en Ukraine. Avec des conflits de faible intensité qui perturbent le transport maritime en mer Rouge, le risque d’un choc d’offre soudain demeure. Dans ce contexte, détenir des options d’achat (« call »), des contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé, avec une échéance lointaine et un prix d’exercice très au-dessus du niveau actuel (« hors de la monnaie », donc peu probable à ce stade), peut servir de protection contre une flambée inattendue. Pour ceux qui cherchent à générer des revenus, la fourchette actuelle de marché suggère que vendre des options de vente (« put »), des contrats donnant à l’acheteur le droit de vendre à un prix fixé, sous des niveaux techniques clés peut être pertinent. Avec une OPEP+ attentive à la défense des prix, une stratégie consistant à vendre des « puts » autour de 80 dollars (prix d’exercice) peut procurer des primes, c’est-à-dire la somme encaissée à la vente de l’option. Cela repose sur l’idée que les producteurs mondiaux ne laisseront pas les cours passer durablement sous leurs objectifs. Il faut aussi suivre de près les rapports hebdomadaires sur les stocks, car ils donnent un signal quasi immédiat de la demande. Le dernier rapport de l’EIA a montré une hausse inattendue des stocks de brut de 2,7 millions de barils, ce qui a freiné le rebond et maintenu les prix sous le niveau de résistance des 90 dollars (une zone où les cours peinent à monter). Ces données indiquent que, même si le marché est tendu, l’offre reste suffisante pour répondre à la demande immédiate, limitant pour l’instant une envolée des prix.
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